Financer la transition climatique internationale

Dubaï va accueillir la COP28
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Par Isabel Marques da Silva
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La COP28, la conférence internationale de l'ONU sur le climat, s’ouvre ce jeudi à Dubaï. Le financement de l’effort climatique sera au centre des négociations.

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La question du financement sera au cœur de la COP28 qui s'ouvre ce jeudi à Dubaï. Selon les économistes, 1 000 milliards de dollars sont nécessaires pour soutenir les pays en développement dans leur chemin vers la transition climatique. 

Le Pakistan, par exemple, a connu l'année dernière des inondations désastreuses, les pires en un siècle avec un tiers du pays sous les eaux. Islamabad émet moins de 1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais les catastrophes naturelles se font plus nombreuses et plus dévastatrices.

Lors du sommet international de l'ONU sur le climat à Dubaï, les négociateurs vont chercher à s'entendre sur le montant consacré au fonds pertes et dommages. L'objectif est de prendre en charge les conséquences des phénomènes météorologiques extrêmes.

"L'Union européenne a clairement indiqué (...) sa volonté de soutenir ce fonds avec des contributions substantielles. Il est probable qu'elles se chiffrent en milliards d'euros. D'un autre côté, l'envoyé américain John Kerry a également annoncé des contributions de plusieurs millions de dollars, ce qui est une échelle de grandeur très différente", explique Cecilia Trasi, analyste à l’institut Bruegel.

"La question de savoir si les pays qui étaient considérés comme des pays en développement en 1992, tels que l'Arabie Saoudite et la Chine, contribueront ou non à l'effort".

Une délégation de 12 eurodéputés fera le déplacement à Dubaï. Les sociaux-démocrates du Parlement européen espèrent des contributions élevées afin d’affirmer la volonté d’une solidarité internationale. Le groupe politique compte d'ailleurs proposer dans les prochains mois un mécanisme similaire pour l'Union européenne.

"Nous devons aider les gens à s'adapter à la nouvelle situation. Nous devons aider les agriculteurs afin qu'ils puissent continuer à produire des cultures qui sont beaucoup plus résistantes et résilientes lorsqu'il s'agit du changement climatique. (...) Parce qu'en fin de compte, si nous aidons les communautés vulnérables, nous créons un soutien pour le Pacte vert européen et c'est quelque chose dont nous bénéficions tous", explique le député européen Mohammed Chaim (S&D).

Les pays développés n'ont cependant pas atteint l'objectif lancé en 2009. Le Fonds vert pour le climat devait mobiliser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à financier leur transition vers des systèmes énergétiques plus propres. Pour les eurodéputés, il faut réaliser cet engagement le plus rapidement possible.

"En fin de compte, nous devons reconnaître que l'UE fait de son mieux pour la transition climatique. Mais si nous ne le faisons pas avec les Etats-Unis, la Chine et l'Inde, nous ne pourrons pas atténuer le changement climatique", précise Lidia Pereira (PPE).

Lors de la COP28, scientifiques, économistes et responsables politiques vont présenter leurs recommandations pour fixer un cadre de la finance climatique internationale, ainsi qu'une feuille de route sur la manière de mettre en œuvre ces engagements.

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