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"Le départ de Charles Michel va créer également une sorte de vide de pouvoir"

Le président du Conseil européen Charles Michel
Le président du Conseil européen Charles Michel Tous droits réservés Virginia Mayo/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
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Par Stefan Grobe
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La décision du président du Conseil européen, Charles Michel, de se présenter aux élections européennes soulève de nombreuses questions dans les institutions de l’UE et auprès des responsables politiques.

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C’est l’annonce qui secoue les institutions européennes en ce début d’année. Charles Michel, président du Conseil européen, a annoncé son intention de se présenter aux élections européennes qui auront lieu début juin. 

Cette décision a pris de court les dirigeants et les structures européennes car s’il est élu au Parlement européen, il devra quitter ses fonctions de responsable des réunions des chefs d’Etat et de gouvernement avant la fin de son mandat. Comment comprendre ce choix ? Qui devra assurer l’intérim ? Euronews a interrogé Doru Frantescu, directeur général et fondateur de la plateforme de recherche EUMatrix.

Euronews :

Les hommes politiques démissionnent souvent, rien d'inhabituel. Pourquoi la démission de Charles Michel a-t-elle de l'importance ?

Doru Frantescu :

Dans ce cas particulier, c'est important parce que cela déclenche toute une réaction en chaîne que nous avons vue et qui a créé beaucoup d'agitation à Bruxelles et ailleurs dans les capitales européennes, parce que le départ du poste de président du Conseil laisse ce poste ouvert théoriquement pendant environ six mois. C'est un plan très difficile, très compliqué au lendemain des élections européennes. C'est le moment où les dirigeants européens doivent se mettre d'accord sur la composition de la prochaine Commission européenne, sur les deux prochains postes, mais aussi sur le prochain agenda législatif, sur les priorités. Et dans ce cas précis, le départ de Charles Michel va créer également une sorte de vide de pouvoir et de vide juridique car en l'absence d'une autre personne qui prendra la présidence du Conseil, par défaut la présidence reviendra au Premier ministre de la présidence tournante, en l'occurrence le Hongrois Viktor Orban, qui, comme nous le savons, a une relation difficile avec Bruxelles au fil du temps. C'est ce qui préoccupe certains responsables politiques de l'UE, qui tentent de trouver une solution pour que cela ne se produise pas.

Euronews :

Charles Michel sera le premier président du Conseil européen à démissionner pour se présenter au Parlement. N'est-ce pas un signal étrange quant à l'importance de son travail ?

Doru Frantescu :

D'une certaine manière, oui, mais pas nécessairement. Je pense que la décision de briguer le poste au Parlement peut aussi venir du fait qu'il y a une sorte de compréhension du fait qu'il aurait été difficile pour lui de rester plus longtemps en tant que président du Conseil lors du prochain mandat. En tout état de cause, son poste aurait été mis sur la table en vue d'une éventuelle réélection cet été, lorsque tous les postes de pouvoir au sein des institutions européennes seront renégociés par les familles politiques et par les gouvernements européens. Il n'était donc pas certain, loin s'en faut, que Charles Michel reste président du Conseil.

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