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Vingt ans après l'adhésion à l'UE, les jeunes Polonais et l'Europe, entre rêve et scepticisme

Célébrations à la frontière germano-polonaise le 1er mai 2004 marquant l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne.
Célébrations à la frontière germano-polonaise le 1er mai 2004 marquant l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne. Tous droits réservés MATTHIAS RIETSCHEL/AP
Tous droits réservés MATTHIAS RIETSCHEL/AP
Par euronews
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Vingt ans après l'entrée officielle de la Pologne dans l'UE, notre correspondante Magdalena Chodownik est allée à la rencontre de la jeunesse polonaise à six semaines des élections européennes.

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Alors que la Pologne célèbre ce 1er mai le vingtième anniversaire de son entrée dans l'Union européenne, toute une génération, la plus jeune, n'a jamais rien connu d'autre que l'ancrage de la Pologne dans le bloc européen.

Mais si la libre circulation ou l'accès au droit, aux institutions européennes et à leurs financements, constituent des acquis incontournables, nombreux sont les jeunes polonais à considérer que d'autres défis, souvent sociétaux, doivent encore être relevés. En Europe, comme en Pologne.

C'est le cas de Nadia qui, avec d'autres jeunes militants, se bat pour l'accès à l'avortement en tentant de récolter un million de signatures pour qu'une initiative citoyenne européenne soit envisagée, ce qui semble plus facile que de changer la loi au niveau national.

Nadia Polisiakiewicz, Initiative Est : "Nous [pouvons] montrer à ces hommes au Parlement, à tous ces baby-boomers, que nous ne dépendons d'eux, de savoir s'ils nous autorisent ou non à avorter, car ces avortements se produisent de toute façon, et nous pouvons aussi aller un peu plus haut - nous pouvons aller vers l'Union européenne, et nous pouvons continuer à lutter dans l'Union européenne pour que l'avortement soit accessible à tous les citoyens de l'Union."

En vingt ans, l'Europe est aussi devenue, comme les États-Unis autrefois, un lieu de référence et d'attractivité.

Maja Roznicka, lycéenne : "J'avais l'habitude d'envisager [d'aller] aux États-Unis, mais si vous comparez cela aux opportunités et à la vie dans les pays européens et aux États-Unis, où, par exemple, tout le monde n’a pas les moyens de faire des études supérieures et les gens contractent des emprunts, alors qu’ici [en Europe] tous ceux qui ont terminé leur baccalauréat peuvent se permettre n’importe quel type d’éducation, à tout âge."

Mais comme dans d'autres pays de l'UE, la jeunesse polonaise n'est pas aussi univoque et le scepticisme demeure une réalité, même si en Pologne, la tendance est plus forte chez les électeurs les plus âgés.

Maciek Korneluk, Jeunesse panpolonaise : "En tant que pays souverain, nous devrions avoir le droit d'organiser nos propres affaires, qu'il s'agisse de politique étrangère ou d'éducation. Or, ce sont des sujets tellement importants, des secteurs tellement importants de la vie et du fonctionnement d'un pays, que nous devons avoir une certaine souveraineté sur eux et ne pas donner à l'Union, ou à toute autre organisation internationale, le droit de les faire décider à notre place."

"68% des jeunes Polonais ont participé aux élections législatives en octobre dernier", rappelle notre correspondante Magdalena Chodownik. "Cependant, la question de savoir si cette mobilisation se répétera lors des élections européennes reste un grand point d'interrogation, car les campagnes européennes ne sont pas encore bien entendues en Pologne".

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