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Gabriel Attal critiqué pour avoir interrompu un débat de Valérie Hayer

Valerie Hayer of the presidential Renew party and candidate for the upcoming European elections, right, and French Prime Minister Gabriel Attal attend a political rally.
Valerie Hayer of the presidential Renew party and candidate for the upcoming European elections, right, and French Prime Minister Gabriel Attal attend a political rally. Tous droits réservés Thomas Padilla/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Thomas Padilla/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
Par Amandine Hess
Publié le Mis à jour
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Le Premier ministre français a fait irruption lors d'une interview de la candidate du camp présidentiel aux élections européennes. L'opposition dénonce une attitude machiste.

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"Bonjour, je suis désolé, je fais irruption sur la scène", lance le Premier ministre Gabriel Attal, en interrompant une interview de Valérie Hayer, tête de liste Renaissance aux élections européennes.

À sa sortie d'une interview à la Maison de la radio à Paris, Gabriel Attal s'est invité dans une émission de franceinfo qui se tenait dans les même locaux et à laquelle participaient les douze principaux candidats au scrutin du 9 juin.

"J'étais en interview juste au-dessus à l'instant. On m'a dit que Valérie était là et donc je suis venu d'abord pour voir Valérie. On passe beaucoup de temps ensemble", ajoute-t-il.

"Vous êtes un peu inséparables oui", lui répond Emilie Tran Nguyen, présentatrice de l'émission.

Gabriel Attal entame ensuite un discours de près de 2 minutes sur les 80 ans du débarquement de Normandie et les enjeux climatiques, appelant les électeurs à se mobiliser aux européennes pour défendre la démocratie.

"Il ne reste plus beaucoup de temps à Valérie Hayer du coup", l'interrompt Emilie Tran Nguyen. "Vous êtes inquiets Gabriel Attal ? C'est pour ça que vous la suivez partout, que vous ne la lâchez pas, que vous faites campagne avec elle dans ces européennes ?", lui lance la journaliste.

"Je suis inquiet pour l'Europe", répond le Premier ministre.

"Manterrupting"

L'opposition a dénoncé une attitude machiste et sexiste.

Interviewé suite à Valérie Hayer dans la même émission, François-Xavier Bellamy, tête de liste Les Républicains aux européennes, a dénoncé un "côté macho" des alliés de Valérie Hayer, qui estimeraient pouvoir mieux faire campagne qu'elle.

"On a vu le nouveau joker 'J'appelle un ami' qui semble être de plus en plus utilisé par la candidate de la majorité", a-t-il raillé, en faisant référence à l'émission Qui veut gagner des millions ?.

"Le comportement de Gabriel Attal avec Valérie Hayer porte un nom : le manterrupting. Ça suffit ce machisme !", a publié sur X Raquel Garrido, députée de La France insoumise.

"Le Premier ministre s'essuie les pieds sur Valérie Hayer. Les femmes ne sont pas des paillassons", a réagi Marie Toussaint, tête de liste des Ecologistes - Europe Ecologie Les Verts (EELV) au scrutin du 9 juin.

De son côté, Valérie Hayer a publiquement pris la défense de Gabriel Attal et dénoncé, selon elle, une instrumentalisation de la cause féministe. "Le véritable sexisme, c'est de penser à ma place. Parce que je suis une femme, je serais forcément invisibilisée par la présence d'un homme ?", a-t-elle publié sur son compte X.

En France, le candidat du Rassemblement national Jordan Bardella, caracole en tête des sondages avec plus de 32% des intentions de vote. Le parti présidentiel Renaissance et le parti socialiste rassembleraient respectivement environ 16% et 13% des intentions de vote, selon les sondages.

Ainsi, le Premier ministre s'est affiché à plusieurs reprises aux côtés de la candidate du camp présidentiel pour lui apporter son soutien. Il avait notamment participé à son meeting de campagne à Boulogne-Billancourt et débattu contre Jordan Bardella en mai.

Au point d'être jugé omniprésent et d'être accusé de réduire au silence Valérie Hayer.

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