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Le Crédit suisse et l'argent sale : une enquête sur les milliards cachés de clients sulfureux

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Par Euronews  avec AFP
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Le Crédit suisse et l'argent sale : une enquête sur les milliards cachés de clients sulfureux
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Les fonds mis en cause seraient liés à des dictateurs, à la corruption, au crime organisé ou encore à des espions.

Une enquête basée sur une fuite massive d'informations fournies par un lanceur d'alerte.

L'enquête a été menée par l'Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), consortium regroupant 47 médias, à la suite d'une importante fuite de données remise anonymement il y a un peu plus d'un an au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Dans un communiqué, le Crédit Suisse a réagi à ces accusations, affirmant que les données étudiées sont "partielles, inexactes, ou sont prises hors de tout contexte, entraînant une présentation tendancieuse de la conduite des affaires" par la banque.

"90 % des comptes concernés sont aujourd'hui clôturés, dont plus de 60 % avant 2015", assure la banque, qui précise par ailleurs "mener l'enquête" concernant la fuite de données.

Au total, ce sont plus de 100 milliards de francs suisses (plus de 95 milliards d'euros) qui sont concernés par les comptes étudiés par le consortium.

Les fuites se concentrent principalement sur les pays en développement : en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique du Sud et les clients domiciliés en Europe occidentale ne représentent que 1 % du total, précise le journal.

Crédit Suisse, le numéro deux du secteur bancaire helvétique, a été secoué par une série de scandales depuis un an.

En mars, la banque a été éclaboussée par la faillite de la société financière Greensill, dans laquelle quelque 10 milliards de dollars avaient été engagés par le biais de quatre fonds, puis par l'implosion du fonds américain Archegos qui a coûté quelque 5 milliards de dollars à la banque.