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Le CERN dévoile son futur, et gigantesque, accélérateur de particules

L'actuel accélérateur de particules du CERN.
L'actuel accélérateur de particules du CERN. Tous droits réservés Martial Trezzini/AP2007
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Par euronews avec agences
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Les scientifiques du CERN ont présenté lundi leur projet de construction du Futur Collisionneur Circulaire (FCC) qui serait trois fois plus grand que l'actuel LHC. Il serait enfoui sous terre entre la France et la Suisse.

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Face à la concurrence internationale et notamment chinoise, la communauté scientifique européenne se prépare. L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a dévoilé lundi son méga projet de construction d'un accélérateur de particules. 

Un anneau de 91 kilomètres de circonférence souterrain sera bâti à cheval sur la France et la Suisse afin de percer les derniers mystères de la physique. 

Le Futur Collisionneur Circulaire (FCC), c'est son nom, serait trois fois plus grand que l'actuel LHC long de 27 kilomètres. Lui aussi sera enfoui sous terre à 200 mètres de profondeur.

Le projet pourrait coûter 20 milliards d'euros. Les travaux pourraient commencer dès 2033 avec le percement d'un tunnel passant notamment sous le lit du Rhône et le Lac Léman. 

Puis viendra l'installation des équipements à partir de 2038 et notamment des deux principales expériences, avec des cavernes d'une hauteur atteignant 66 mètres pour accueillir les détecteurs de particules.

Selon ses concepteurs, "le FCC sera l'instrument le plus puissant jamais construit par l'Humanité pour étudier les lois de la Nature au niveau le plus fondamental", a expliqué Fabiola Gianotti, la directrice générale du CERN à la télévision suisse RTS.

Une étude de faisabilité complète est attendue en 2025 mais il faudra sans doute attendre 2028 pour obtenir un feu vert des autorités européennes et des Etats partenaires. Mais le temps presse : car les Chinois sont aussi dans la course pour réaliser le premier accélérateur géant.

Ce méga projet est prévu sur deux phases : la première pourrait s'achever dans les années 2040 avec la mise en service d'un "collisionneur électron-positron, des particules légères, afin d'approfondir la physique du boson de Higgs et celle de l'interaction faible.

La seconde phase n'est pas attendue avant 2070 avec l'activation d'un collisionneur proton-proton, dédié cette fois aux particules lourdes.

D'ici là, outre le bouclage du financement, c'est tout la question de la gestion du chantier qu'il va falloir régler (que faire des millions de tonnes de gravats qu'il faudra évacuer) et aussi comment faire tourner de tels équipements en phase avec la transition écologique et énergétique.

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