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Un vaccin prometteur contre le mélanome agressif pourrait mobiliser les défenses antitumorales

Un vaccin à ARNm personnalisé, développé par Moderna et Merck, montre des bénéfices durables pour les patients atteints de mélanome.
Un vaccin personnalisé à ARN messager, développé par Moderna et Merck, montre des bénéfices durables chez des patients atteints d’un mélanome. Tous droits réservés  Jean-Francois Badias/Copyright 2020 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Jean-Francois Badias/Copyright 2020 The AP. All rights reserved
Par Marta Iraola Iribarren
Publié le
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Un vaccin à ARNm personnalisé, mis au point par Moderna et Merck, apporte des bénéfices durables aux patients atteints d’un cancer de la peau à haut risque.

Un vaccin expérimental contre le cancer de la peau mis au point par les laboratoires Moderna et Merck affiche des résultats prometteurs après un suivi de cinq ans dans des essais cliniques.

Les résultats indiquent des effets antitumoraux puissants et durables, ainsi que des bénéfices de survie pour des patients atteints d’un mélanome avancé.

Cette thérapie, actuellement en phase 2 de l’essai clinique, associe la technologie d’ARNm sur mesure de Moderna, intismeran autogene, au médicament d’immunothérapie de Merck, Keytruda.

Ensemble, ces traitements ont réduit de 49 % le risque de récidive du cancer ou de décès chez des patients atteints d’un mélanome à haut risque après une chirurgie, par rapport au seul traitement par Keytruda.

« Nous continuons d’investir dans notre plateforme en oncologie en raison de résultats encourageants comme ceux-ci, qui illustrent le potentiel de l’ARNm dans la prise en charge du cancer », a déclaré Kyle Holen, vice-président senior de Moderna.

L’ARNm fonctionne en entraînant les cellules immunitaires à repérer des marqueurs tumoraux spécifiques, tandis que Keytruda bloque les protéines PD-1 dont les tumeurs se servent pour se soustraire aux cellules immunitaires. Cela permet aux lymphocytes T, qui jouent un rôle central dans la réponse immunitaire, d’attaquer les tumeurs plus efficacement.

Moderna et Merck attendent désormais les résultats de la phase 3 de l’essai clinique, dernière étape des tests, afin de confirmer les bénéfices de la thérapie sur un plus grand nombre de patients.

La nouvelle thérapie vise le mélanome à haut risque, une forme agressive de cancer de la peau qui peut se propager même après une ablation chirurgicale.

Le mélanome, la forme la plus grave de cancer de la peau, se caractérise par la prolifération incontrôlée des cellules productrices de mélanine.

Les cas de mélanome sont en hausse depuis plusieurs décennies, avec plus de 330 000 nouveaux cas diagnostiqués dans le monde en 2022.

Le mélanome à haut risque touche environ 15 700 nouveaux patients chaque année dans l’Union européenne, soit 15 % de l’ensemble des cas de mélanome, survenant typiquement aux stades 3 et 4.

Des vaccins à base d’ARNm similaires pour le mélanome à haut risque sont en cours de développement chez BioNTech et Roche, tous en phase précoce d’essais cliniques.

Moderna et Merck testent également la même technologie dans des essais visant le cancer du poumon non à petites cellules, le cancer de la vessie et le carcinome rénal, le type le plus fréquent de cancer du rein.

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