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L’UE approuve l’accord commercial avec les États-Unis malgré les tensions transatlantiques

Trump et von der Leyen signent un accord commercial en juillet 2025
Le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen signent un accord commercial en juillet 2025. Tous droits réservés  Jacquelyn Martin/Copyright 2025 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Jacquelyn Martin/Copyright 2025 The AP. All rights reserved
Par Peggy Corlin
Publié le
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Accord commercial controversé avec les États-Unis : les Européens valident l’application, mais Trump fragilise le texte en brandissant la menace des droits de douane

Des diplomates et des eurodéputés sont parvenus mardi soir à un accord pour mettre en œuvre le controversé accord UE–États-Unis, qui supprime les droits de douane sur la plupart des produits industriels américains importés en Europe.

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Les négociations se sont conclues deux semaines après que le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 25 % sur les voitures européennes si les Européens ne mettaient pas en œuvre avant début juillet, l’accord, conclu par Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à Turnberry, en Écosse, l’été dernier.

Le « Turnberry Agreement », critiqué par les eurodéputés comme déséquilibré, relève les droits de douane américains sur les produits européens jusqu’à 15 %.

« L’Union européenne et les États-Unis partagent la relation économique la plus importante et la plus intégrée au monde. Le maintien d’un partenariat transatlantique stable, prévisible et équilibré est dans l’intérêt des deux parties », a déclaré le ministre chypriote du Commerce, Michael Damianos, avant d’ajouter : « Aujourd’hui, l’Union européenne tient ses engagements. »

Les eurodéputés avaient gardé l’accord au frigo pendant plusieurs semaines à la suite des menaces de Trump sur le Groenland plus tôt cette année. Ils l’avaient également suspendu après l’adoption par Washington de nouveaux droits de douane, consécutifs à un arrêt de la Cour suprême jugeant illégales les taxes imposées par la Maison-Blanche depuis le retour de Trump au pouvoir.

En réclamant des garanties aux Américains, les parlementaires européens ont fini par accepter d’entrer en négociation avec la présidence chypriote de l’UE — qui représente les États membres — après que la Commission leur a assuré que Washington respecterait sa part de l’accord et plafonnerait ses droits de douane à 15 %, comme convenu.

Des relations UE–États-Unis fragiles

Les relations entre l’UE et les États-Unis restent toutefois fragiles et, à Bruxelles, on craint que l’administration américaine n’utilise encore l’arme des droits de douane pour mettre sous pression politique l’Union si celle‑ci ne se plie pas aux exigences de la Maison-Blanche sur d’autres dossiers.

Les dernières menaces de Trump sur les voitures européennes, il y a deux semaines, visaient aussi l’Allemagne, dont le chancelier Friedrich Merz a critiqué la guerre en Iran menée par les Américains aux côtés d’Israël.

Trump a, à plusieurs reprises, appelé les pays européens à déployer des navires pour contribuer à sécuriser le détroit d’Ormuz, une démarche à laquelle les Européens se montrent toujours réticents.

De nombreux différends continuent aussi de peser sur les relations UE–États-Unis à propos de l’Ukraine, y compris la récente prolongation par Washington d’une dérogation aux sanctions autorisant les achats de pétrole russe, et de l’OTAN, que Trump a menacé à maintes reprises de quitter.

Mardi soir, les eurodéputés ont tenté de verrouiller l’accord en y adossant des conditions, au risque de provoquer la colère de Washington avec des dispositions supplémentaires auxquelles les États-Unis n’avaient pas consenti.

Au titre du Turnberry Agreement, l’UE s’est également engagée à investir 600 milliards de dollars dans des secteurs stratégiques aux États-Unis d’ici à 2028 et à acheter pour 750 milliards de dollars d’énergie américaine.

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