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Vague d’indignation en France après l'agression filmée de deux policiers

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Vague d’indignation en France après l'agression filmée de deux policiers

Vague d’indignation en France après l'agression filmée de deux policiers
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En France, le réveillon de la Saint-Sylvestre a été marqué ce dimanche par la violente agression de deux policiers, un homme et une femme, roués de coups lors d'une intervention à Champigny-sur-Marne, dans le département du Val-de-Marne en région parisienne. La scène a été filmée et la vidéo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux. Ces images très violentes, d'une foule d'individus encerclant la policière qui, à terre, a reçu des coups de pieds, ont suscité une vive émotion jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. 

Le président français Emmanuel Macron a ainsi dénoncé “un lynchage lâche” et a assuré que tout sera mis en oeuvre pour retrouver les “coupables”

Le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, selon un message posté sur Twitter, s'est entretenu avec les deux fonctionnaires de police agressés. L'ancien maire de Lyon a également indiqué : “tout est mis en oeuvre pour que les lâches auteurs de ces actes inqualifiables soient appréhendés et condamnés. S'attaquer à nos forces de sécurité, c'est s'attaquer à notre République"

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a apporté son "soutien total" aux policiers attaqués.  

L'ex-Premier ministre Manuel Valls a condamné une "violence insupportable contre nos forces de l'ordre". "Il ne faut rien laisser passer. La justice doit suivre", a-t-il tweeté.

Le Parti socialiste a également "fermement condamné l’agression des deux policers à Champigny-sur-Marne" :

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a réitéré sa demande d'une réforme de la légitime défense des forces de l'ordre: "Ces scènes d'une rare violence viennent rappeler que perdure et s'amplifie dans notre pays, à côté de la menace terroriste, une insécurité confinant parfois à la guérilla urbaine".

Que s’est-il passé ce 31 décembre à Champigny-sur-Marne  ?

La police avait été appelée pour intervenir devant un hangar où était organisée une soirée privée. "300 à 400 personnes" voulaient pénétrer dans l'enceinte "qui n'était pas dimensionnée pour (les) accueillir", a expliqué lundi le directeur territorial de la sécurité publique du val-de-Marne, Jean-Yves Oses.

Mais sous la pression de la foule, "la porte de la salle est tombée et les personnes sont entrées à l'intérieur en nombre important", avant d'être évacuées par la police. "Un groupe d'individus particulièrement virulent s'en est pris aux policiers qui ont dû faire usage de moyens lacrymogènes", a-t-il dit.

Après un mouvement de foule, deux policiers de Chennevières-sur-Marne participant à l'intervention, "un capitaine et une gardienne de la paix, se sont retrouvés isolés", a indiqué une source proche du dossier. Ils ont été pris à partie et "roués de coups" par un groupe de personnes.

Les vidéos de la scène montrent une foule d'individus se précipitant sur un véhicule renversé. On voit ensuite plusieurs personnes tapant dessus à coups de barres, ainsi qu'une femme en uniforme, à terre, encerclée, recevant des coups de pieds.

Commotions au visage et fracture du nez

Les individus "fracturent le nez d'un des policiers" et assènent "des coups violents à la policière, qui souffre de commotions au visage", a indiqué une source policière. Ils se sont respectivement vu prescrire dix et sept jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Plusieurs véhicules, dont deux véhicules des pompiers et de la sécurité civile, ont été dégradés. Deux personnes ont été placées en garde à vue en lien avec ces dégradations, mais les personnes responsables de l'agression n'ont pas encore été appréhendées.

Selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), 5 767 policiers ont été blessés en mission en 2016, un chiffre en augmentation, notamment concernant les victimes d'agression par armes.

- Avec AFP -