Macron depuis Aix-la-Chapelle : "la décision de Trump est une erreur"

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Par Sandrine Delorme avec AFP, Reuters, APTN
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En Allemagne, Emmanuel Macron doit recevoir le prix Charlemagne pour son engagement européen. Pour lui, la crise diplomatique née du retrait américain de l'accord de Vienne est une occasion clef pour les Européens.

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Le président français est à Aix-la-Chapelle pour recevoir le prix Charlemagne des mains de la chancelière allemande. Après Monnet, Churchill, Adenauer, Mitterrand, Simone Veil ou Angela Merkel, Emmanuel Macron est à son tour récompensé pour son engagement envers l'unification européenne. 

Le prix est symbolique, mais c'est l'occasion d'avoir une tribune pour faire passer ce message. Moins de 24h après la décision de Donald Trump de se retirer de l'accord de Vienne, Emmanuel Macron estime que c'est désormais à l'Europe "de garantir l'ordre multilatéral mondial", que "nous sommes à un moment historique pour l'Europe".

Il serait donc en position de force pour pousser l'Allemagne aux réformes européennes qu'il appelle de ses voeux.

Mais c'est sans compter les critiques qui fusent à propos, je cite, de son échec diplomatique à Washington sur le dossier iranien.

Interviewé hier soir par la télévision publique allemande, il estime que la décision de Donald Trump, "qu'il regrette, est une erreur", mais l'explique et va plus loin :

"La proposition que j'ai faite lorsque j'étais à Washington au président Trump, c'était de dire : ne déchirez pas tout mais si vous avez des inquiétudes sur l'Iran, renforçons ce cadre. "Il a décidé de créer une tension, mais, pour, je crois, aller, à un moment donné vers quelques chose de plus large".

_Cet accord, nous l'avons négocié, nous l'avons signé et il est celui qui permet le mieux de contrôler l'activité nucléaire de défense en Iran jusqu'en 2025. Je pense que cet accord, il faut le compléter : sur le nucléaire après 2025, sur les activités balistiques de l'Iran dans la région et sur les activités régionales de l'Iran, en particulier en Irak, en Syrie, au Yémen et au Liban".  _

Macron a souligné que la priorité des Européens était à présent "que le régime iranien ne reprenne pas ses activités" et il s'est dit encouragé par les premières réactions en provenance de Téhéran.

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