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Emmanuel Macron mis à mal par la démission de Nicolas Hulot

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Emmanuel Macron mis à mal par la démission de Nicolas Hulot

Emmanuel Macron mis à mal par la démission de Nicolas Hulot
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REUTERS/Stephane Mahe
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Le départ de Nicolas Hulot met à mal le gouvernement français et surtout le président Emmanuel Macron. Pour Yves Sintomer, professeur en Science politique à l'Université Paris 8, cette démission est symbolique :

"Cette démission symbolise d'abord le fait que l'action du gouvernement sur les questions écologiques n'est pas à la hauteur. Elle n'est pas à la hauteur des ambitions de Nicolas Hulot lui-même et elle n'est pas à la hauteur des promesses qu'avaient faites le président Macron au moment de son élection.

Cette démission symbolise aussi le fait qu'au travers de la question écologique qui est particulièrement symbolique, on a un gouvernement qui comme les précédents d'ailleurs est un gouvernement tourné sur le court terme avec des motivations très électoralistes qui font le jeu des lobbies et des groupes de pression."

Une influence des lobbies "dans les cercles du pouvoir" dénoncée par Nicolas Hulot.

Son départ avec fracas du gouvernement, décidé fautes d'avancées sur l'environnement, déconstruit la communication présidentielle savamment orchestrée comme lors de l'opération médiatique (voir ci-dessous) durant laquelle Emmanuel Macron se posait en défenseur de la planète en proclamant, en anglais et en opposition à Donald Trump : "Make our planet great again", "rendre à notre planète sa grandeur". Une déclaration qui remonte au 1er juin 2017, quelques heures après la décision prise par Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat.

"Je crois que malheureusement, on a de nouveau un gouvernement où la rhétorique prend le pas sur l'action réelle et où les promesses ne correspondent pas véritablement aux actes. Bien sûr, il y a toujours une part de symbolique dans la politique du spectacle. On n'est pas naïfs. Mais on pourrait tout de même espérer des responsables politiques qu'il y ait une correspondance aussi forte que possible entre les proclamations et les actes. Mais là, on n'en prend pas le chemin", analyse Yves Sintomer.

Le Premier ministre français Édouard Philippe, pris de court, a annoncé qu'il proposerait un remplaçant à Nicolas Hulot dans les prochains jours.

Avec agence