Au Portugal, la vie après l'Aquarius

Au Portugal, la vie après l'Aquarius
Par Anne-Lise FantinoFilipa Soares
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Reportage dans le village de Miranda do Corvo, au centre du pays, où plusieurs dizaines de jeunes réfugiés somaliens entament une nouvelle vie, après leur long périple à bord de l'Aquarius, le navire humanitaire qui les a sauvés en Méditerranée.

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Ces dernières semaines, le Portugal a accueilli 46 demandeurs d'asile, qui se trouvaient à bord de l'Aquarius.Neuf d'entre eux sont originaires de Somalie, vivent dans un logement social à Miranda do Corvo, un petit village du centre du Portugal.

"Un pays magnifique", explique Hamze Hassan, avec quelques rudiments d'anglais, un endroit "où nous avons tout", estime de son côté Aydarous Mohamed, "des soins et de la nourriture". Pendant un an et demi, ces réfugiés somaliens de 18 ans vont bénéficier de l'aide d'une association, dans le cadre d'un accord avec l'Etat.

"Nous avons un accord avec le bureau de l'immigration et des frontières", note Rita Lemos, représentante de la fondation ADFP, "en vertu duquel ils reçoivent une aide financière. Nous les accompagnons chez le médecin et, s'il le faut, à l'hôpital. S'ils ont besoin de se former, nous les aidons aussi. Ensuite, nous les aidons à trouver un emploi, à s'intégrer sur le marché du travail, via les études et la formation professionnelle". Des dizaines de réfugiés ont été accueillis ici depuis trois ans. Certains ont leur propre toit et un emploi, comme Fawzi, qui a perdu sa famille pendant le conflit syrien. "J'ai beaucoup d'amis ici", souligne-t-il. "Je connais tout le monde, et tout le monde me connaît. Je considère cette fondation comme ma famille".

"Miranda do Corvo, au centre du Portugal, a déjà accueilli 68 migrants", explique Filipa Soares, journaliste à Euronews, "mais un tiers d'entre eux n'ont pas souhaité rester, malgré le soutien qu'ils ont reçu, et sont partis vers d'autres pays européens, notamment vers l'Allemagne". Selon le gouvernement portugais, la moitié des réfugiés arrivés au Portugal entre 2015 et 2017 ont quitté le pays.

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