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Duel budgétaire entre l’UE et l’Italie

Duel budgétaire entre l’UE et l’Italie
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Les réactions ne manquent dans les institutions européennes face au défi budgétaire lancé par l'Italie. Le gouvernement populiste italien refuse de suivre les recommandations de la Commission européenne. Rome maintient son objectif d'un déficit public à 2,4% du Produit intérieur brut en 2019. Cette trajectoire est pourtant rejetée par l’Union. Pour l’eurodéputé socialiste italien Roberto Gualteri "le gouvernement fait une erreur, même dans le ton employé à l'égard de la Commission européenne qui applique simplement les règles". Le président de la commission Affaires économiques et monétaires du Parlement ajoute que Rome "ne cherche pas une négociation pour obtenir de la flexibilité il cherche la confrontation".

La coalition gouvernementale transalpine répète que ce projet budgétaire est le seul capable de relancer l'économie italienne. "C'est un plan courageux souhaité par les citoyens qui sont fatigués par les ordres de Bruxelles" relaie dans l’hémicycle la députée européenne italienne d’extrême droite Mara Bizzoto.

Risque de sanctions

L'Italie est le premier Etat membre à voir son projet budgétaire refusé par la Commission, qui peut compter sur le soutien de l’euro zone. Pour le parlementaire libéral français Jean Arthuis il s’agit avant tout d’une question d’honnêteté politique. "Quand on est membre de la zone euro, il faudrait avoir le courage de dire aux électeurs qu’on a partagé une partie de la souveraineté", précise-t-il.

La Commission confirme avoir reçu une proposition révisée de l'Italie. Elle se donne une semaine pour analyser le document. Rome s'expose à une procédure pour déficit excessif qui peut entrainer des sanctions financières correspondant à 0,2% du Produit intérieur brut, soit plus de 3 milliards d'euros dans le cas italien.