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L'armée au coeur de la lutte pour le pouvoir au Venezuela

L'armée au coeur de la lutte pour le pouvoir au Venezuela
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L'armée est désormais au cœur de la lutte entre les deux hommes qui s'arrachent le pouvoir au Venezuela.

Juan Guaido appelle à manifester pour faire basculer l'armée, mercredi et samedi prochain, après avoir offert l'amnistie aux militaires qui feraient défection. L'attaché militaire de Washington a franchi le pas.

Ce dimanche, les soutiens du leader de l'opposition ont investi les bases militaires, pour tenter de convaincre l'armée de changer de camp. L'armée, devenue un enjeu crucial entre l'actuel président Nicolas Maduro et celui qui s'est autoproclamé chef de l'Etat par intérim la semaine dernière, appelant les troupes à se rallier à sa cause.

"Il est temps d'être du côté de la Constitution", a déclaré Juan Guaido. "Ce n'est pas le moment d'avoir peur, ni de reculer, il est temps de respecter le peuple du Venezuela. Soldats du Venezuela, je vous donne un ordre : ne tirez pas sur le peuple du Venezuela".

Nicolas Maduro, qui supervisait pendant ce temps des exercices militaires, a appelé l'armée à l'unité et à la discipline, et dénoncé une "tentative de coup d'Etat".

Le président vénézuélien a rejeté l'ultimatum fixé samedi par six pays européens, dont la France et l'Allemagne, qui exigeaient la tenue d'élections sous huitaine, faute de quoi ils reconnaîtraient Juan Guaido chef de l'Etat comme l'a fait Washington.

"L'Europe a une position insolente, insoutenable, et indécente", a lancé Nicolás Maduro. "Et elle devrait retirer son ultimatum. Personne ne peut nous en donner. S'ils veulent quitter le Venezuela, qu'ils partent, et maintenant. Le Venezuela poursuivra sa route, et heureusement nous ne dépendons pas de l'Europe".

La semaine dernière, une trentaine de personnes ont été tuées, et de nombreuses interpellations ont eu lieu, lors des manifestations. Juan Guaido a promis qu'un gouvernement de transition serait constitué, ainsi que la tenue d'élections libres.