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Venezuela : L'UE confirme son soutien à Guaido

Venezuela : L'UE confirme son soutien à Guaido
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REUTERS/Carlos Garcia Rawlins
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Ses appuis sont de moins en moins nombreux, au Venezuela comme à l'étranger.

Hier, des employés de l'industrie pétrolière ont défilé dans les rues de Caracas pour afficher leur soutien à Nicolas Maduro, mais le chef de l'Etat est de plus en plus isolé.

Les partisans de Juan Guaido appellent à de nouvelles élections. Une démarche soutenue par l'Union européenne, qui reconnaît désormais l'opposant à la tête du pays.

"Au nom de tout le Venezuela, je remercie le Parlement européen d'avoir reconnu un geste démocratique, un geste pacifique, et de respecter notre Constitution", a déclaré Juan Guaido. "Nous avons déjà évoqué la coopération avec l'Europe et la fin du gel de nos avoirs, l'acheminement de l'aide humanitaire dans le pays et bien d'autres choses".

Ce jeudi, le Parlement européen a voté une résolution reconnaissant Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, à une majorité écrasante. Une décision qui accentue encore la pression exercée sur le gouvernement de Nicolás Maduro.

Pour Federica Mogherini, il faut convoquer une nouvelle élection présidentielle. La cheffe de la diplomatie européenne l'a affirmé à Bucarest, lors d'une réunion avec les ministres des affaires étrangères de l'Union.

"Il y a un véritable consensus sur ce besoin", affirme-t-elle. "Tout d'abord, l'objectif de l'Union européenne et de ses États membres est d'obtenir, pour les Vénézuéliens, et le plus tôt possible, des élections présidentielles libres et démocratiques, avec des garanties internationales".

"Les élections n'étaient pas légitimes", soutient le ministre britannique des affaires étrangères, Jeremy Hunt. "Il y a eu des fraudes électorales d'une ampleur inégalée. Les partis d'opposition ont été interdits. Et nous avons un pays dont le PIB a presque chuté de moitié. Les gens sont désespérés".

L'ambassadrice du Venezuela auprès de l'Union européenne, Claudia Salerno, estime de son côté que Bruxelles pourrait, par sa position, plonger son pays dans un conflit : "Ce qu'il faut vraiment se demander, c'est si l'Union est prête à franchir encore une étape pour conduire le Venezuela à la guerre civile", assure-t-elle. "C'est cette question qu'il faut se poser, et pas celle de savoir si le Venezuela veut apporter des changements à ses institutions démocratiques".

Bruxelles a imposé un embargo sur les armes et des sanctions aux dirigeants vénézuéliens. Nicolas Maduro se dit prêt à discuter, mais retoque l'idée d'un nouveau scrutin présidentiel.