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L'enquête russe en onze dates

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L'enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, dont les conclusions ont été rendues publiques dimanche par le ministre de la Justice, a commencé avant même que les Américains ne se rendent aux urnes.

- 22 juillet 2016: le site WikiLeaks commence à publier des dizaines de milliers d'emails volés à l'équipe de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton. Le FBI soupçonne des hackers russes et ouvre secrètement une enquête sur une possible ingérence de Moscou dans l'élection.

- 6 janvier 2017: dans un rapport, les services de renseignement américains affirment que le président russe Vladimir Poutine a ordonné une campagne d'intrusions informatiques et de manipulation des réseaux sociaux pour favoriser l'élection de Donald Trump et discréditer Hillary Clinton.

Trump commence à parler de "fake news" et de "chasse aux sorcières".

- 13 février 2017: Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale du nouveau président, démissionne. Il est sous le coup d'une enquête pour avoir discuté, avant l'inauguration de Donald Trump, avec l'ambassadeur russe à Washington. Il a depuis plaidé coupable de "parjure" et attend sa sentence.

- 9 mai 2017: Donald Trump limoge le directeur du FBI James Comey, qu'il accuse d'être partial à son encontre.

Face aux réactions outrées, l'ancien directeur du FBI Robert Mueller est nommé, huit jours plus tard, procureur spécial en charge de l'enquête russe, avec de larges marges de manoeuvre.

- 30 octobre 2017: l'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, et son ancien associé Rick Gates sont inculpés pour des fraudes liées à leurs activités de lobbying en Ukraine auprès des autorités pro-russes, jusqu'en 2014.

Paul Manafort est arrêté en juin 2018 après avoir tenté de contacter des témoins. Il est condamné en février 2019 à sept ans et demi de prison sans avoir rien livré de significatif lors de ses interrogatoires. Donald Trump loue son "courage" et n'exclut pas de le gracier.

- 16 février 2018: Robert Mueller met la pression sur le Kremlin en inculpant treize Russes, dont un proche de Poutine, Evgueni Prighozine, accusés d'avoir animé la campagne anti-Clinton et pro-Trump depuis l'Agence de recherche sur l'internet (Internet Research Agency) basée à Saint-Pétersbourg.

- 9 avril 2018: le FBI perquisitionne les bureaux et la résidence de l'avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, qui s'est longtemps présenté comme le "pittbull" de son patron, mais ne tarde pas à retourner sa veste et à coopérer à l'enquête.

Il écope en décembre de trois ans de prison pour fraude, violation des lois sur la campagne électorale --il a payé en 2016 deux femmes pour qu'elles taisent leur liaison supposée avec Donald Trump-- et parjure --il a menti au Congrès sur la poursuite jusqu'en juin 2016 de discussions sur la construction d'une Trump Tower à Moscou.

- 13 juillet: Robert Mueller inculpe douze agents du renseignement russes pour avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate.

Trois jours plus tard, lors d'un sommet avec Poutine à Helsinki, Donald Trump refuse obstinément de condamner Moscou pour son rôle dans la campagne, suscitant un tollé à Washington.

- 25 janvier 2019: l'ancien conseiller informel et vieil ami de Donald Trump, Roger Stone, est arrêté et inculpé par le procureur spécial qui l'accuse d'avoir menti à ses enquêteurs au sujet de ses échanges avec WikiLeaks avant la publication des e-mails démocrates. Remis en liberté sous caution, il refuse de plaider coupable.

- 22 mars 2019: Robert Mueller transmet son rapport final au ministre de la Justice Bill Barr, à qui il revient désormais de le rendre public.

- 24 mars 2019: dans un courrier transmis au Congrès américain et rendu public dans la foulée, Bill Barr indique que "les investigations du procureur spécial n'ont pas déterminé que l'équipe de campagne Trump ou qui que ce soit associé à celle-ci se soit entendu ou coordonné avec la Russie dans ses efforts pour influencer l'élection présidentielle américaine de 2016".

"Pas de collusion, pas d'obstruction, DISCULPATION complète et totale", clame Donald Trump sur Twitter.

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