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Sri Lanka : peur de représailles

Sri Lanka : peur de représailles
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Les kamikazes des attentats du dimanche de Pâques au Sri Lanka étaient "éduqués" et ils venaient de familles "assez stables" de la "classe moyenne supérieure".

Le profil des terroristes a été dévoilé par le vice ministre sri lankais de la Défense Ruwan Wijewardene alors que la police indique avoir interpellé dix-huit suspects supplémentaires dans le cadre de l'enquête.

De son côté, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo estime que les attaques suicides portent la marque de l'État islamique qui a revendiqué la série d'attentats contre trois églises et trois hôtels de luxe.

Selon les derniers bilans, 359 personnes ont été tuées et 500 autres blessées par les kamikazes.

Les Musulmans du Sri Lanka vivent aujourd'hui dans la crainte de possibles représailles.

C'est le cas dans cette petite ville de Negombo, au nord de la capitale.

Mohamed Sofaddin, porte-parole de la Grande Mosquée de Negombo : "J'ai demandé à mes amis si je pouvais venir présenter mes condoléances et comment je pouvais partager avec eux ce fardeau. Ils m'ont dit : "ne viens pas" et qu'il y avait chez eux des gens qu'ils ne pouvaient pas contrôler. Nous comprenons ce que vous ressentez, ok."

Au Sri Lanka, la communauté musulmane constitue environ 7 % de la population, soit à peu près autant que les Chrétiens.

" Bien sûr, nous avons très peur" confie un habitant musulman de Negombo. "Il y a beaucoup de gens qui ont des enfants et on ne peut pas les envoyer à l'école.

Tout peut arriver à n'importe quel moment, nos commerces sont fermés depuis quatre jours.".

Plus de cent personnes ont été tuées dimanche dernier par le kamikaze qui a fait exploser la bombe qu'il portait sur lui dans l'église de cette petite ville de Negombo.