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En Espagne, Pedro Sanchez serein

En Espagne, Pedro Sanchez serein
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Il a le sourire aux lèvres et la victoire sereine. Ses lieutenants le disent même prêt à gouverner en solitaire... Dimanche, en Espagne, Pedro Sanchez et son parti socialiste ont conforté leur assise après 10 mois de gouvernement minoritaire : 123 sièges au lieu de 85 précédemment. C'est confortable, mais toujours loin de la majorité absolue. Pour autant, rien ne presse, assure son entourage. Pedro Sanchez se donne un mois pour forger une éventuelle coalition.

Le soutien de Podemos, la gauche radicale, est acquis aux socialistes, mais la formation de Pablo Iglesias sortant affaiblie de ces élections, le compte n'y serait toujours pas. Il faudrait aussi l'appui des nationalistes basques et celui, plus problématique, des séparatistes catalans modérés de l'ERC. Des partenaires versatiles, qui avaient précipité en février la convocation des élections.

Les conservateurs du parti populaire ne pourront en tout cas pas faire d'ombre au chef du gouvernement dans l'immédiat. Ils ont perdu plus de la moitié de leurs élus. Une débâcle telle que Pablo Casado pourrait se voir ravir le statut de chef de l'opposition par le leader des libéraux de Ciudadanos. Albert Rivera a de fait exclu avec virulence tout accord avec les socialistes, accusant Pedro Sanchez d'être l'otage des indépendantistes catalans.

La crise catalane a aussi fait le lit de l'extrême droite qui a joué la carte unioniste et fait une entrée en force au Parlement. 24 sièges pour une formation née en 2013 et dont le fondateur Santiago Abascal promet qu'elle est là pour durer.