Un 1er mai "volé" à Paris : les syndicats et le gouvernement polémiquent

Un 1er mai "volé" à Paris : les syndicats et le gouvernement polémiquent
Tous droits réservés REUTERS/Gonzalo Fuentes
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Par Sandrine Delorme avec AFP, Reuters, AP
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Les syndicalistes accusent le gouvernement et la police d'avoir volé leur fête des travailleurs. Le ministre de l'Intérieur accuse les casseurs d'avoir voulu voler ce défilé traditionnel aux organisations syndicales...

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Qui a volé quoi à qui ? Au lendemain du premier mai, les syndicalistes accusent le gouvernement et la police d'avoir volé leur fête des travailleurs. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner accuse les casseurs d'avoir voulu voler ce défilé traditionnel aux organisations syndicales...

Alors les forces de police ont-elles surréagi ? La présence des gilets jaunes a-t-elle désorganisé les cortèges bien rodés du premier mai ? Ou les syndicats ont-ils été débordés par des black blocs toujours mieux organisés ? Autant de questions qui agitent la capitale française qui s'est réveillée encore meurtrie ce jeudi matin.

REUTERS/Gonzalo Fuentes

Malgré les fermetures préventives d'environ 500 magasins, nombres de vitrines ont été saccagées, plus de 300 personnes ont été placées en garde à vue mercredi soir.

REUTERS/Gonzalo Fuentes

Un fait marquant : l'irruption de dizaines de manifestants dans l'enceinte du site de la Pitié-salpêtrière, devant la faculté de médecine et le service des urgences de l'hôpital.

C'est lorsque que certains auraient tenté de forcer les portes du service de réanimation que la police aurait été appelée en renfort et a interpellé 30 personnes qui sont toujours en garde-à-vue. 

En déplacement à l'hôpital, où un CRS a été admis pour une blessure à la tête, le ministre de l'Intérieur a évoqué une "attaque" par des dizaines de militants anticapitalistes d'ultragauche "black blocs".

Médiapart affirme, comme d'autres personnes sur les réseaux sociaux, que les manifestants, inondés de gaz lacrymogènes sur le boulevard de l'hôpital, ne pouvant fuir par le boulevard Saint-Marcel, auraient simplement chercher refuge dans l'enceinte du site de la pitié-Salpêtrière.

Malgré tout, il ne faut pas oublier qu'en ce premier mai, à travers la France, 240 défilés ont rassemblés entre 164 000 et 310 000 personnes, et ce, dans le calme pour dénoncer ce que les syndicats appellent "la casse sociale".

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