Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

A Berlin, un difficile travail de mémoire

A Berlin, un difficile travail de mémoire
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Berlin, et sa cathédrale protestante, avec son célèbre dôme. L'édifice porte encore des stigmates de la seconde guerre mondiale, lorsque la ville fut envahie par les Soviétiques ou lors des bombardements alliés.

Pas de commémorations officielles du Débarquement dans la capitale allemande mais un passé sombre qui est omniprésent dans les rues de Berlin. Et quelques musées, comme le "Musée des Alliés". Son directeur, Jürgen Lillteicher : «La ville a été complètement détruite. Selon les calculs de l'URSS, la ville ne comptait qu'environ deux millions d'habitants après la guerre, contre environ quatre millions avant. Et parmi ceux-ci, la moitié étaient des travailleurs étrangers ou, en réalité, des travailleurs forcés ».

L'ancien aéroport de Tempelhof, lieu de grands rassemblements nazis, aujourd'hui transformé en grand centre d'activités multiples

Dans le quartier Tempelhof, un autre souvenir du passé de la ville. Cette structure de 12 000 tonnes a été construite par les travailleurs forcés français en 1941 pour tester la résistance du sol de Berlin. L'expérience faisait partie du projet raté qu'avait Adolph Hitler de reconstruire Berlin dans un pur style fasciste, avec des monuments et des avenues gigantesques.

Travail de mémoire

Mais le site de mémoire le plus fort de Berlin, c'est sans doute le Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, voulu comme un rappel constant du passé sombre de l’Allemagne et comme un symbole de la détermination de l'Allemagne à ne plus permettre les crimes de ses anciens dirigeants.

Jürgen Lillteicher, historien et directeur du musée des Alliés à Berlin : «La Seconde Guerre mondiale nous montre à quoi peuvent conduire le nationalisme, le racisme et l'intolérance. L'après-guerre nous montre comment la paix peut être maintenue. Comme on dit, des ennemis aux amis."

A Berlin, pas de monuments aux soldats tués, mis à part ceux élevés en hommage aux soldats soviétiques tombés pour libérer l'Allemagne du joug nazi et sauver le pays de sa propre brutalité.

Jona Källgren, Correspondant Euronews :

"Certains Allemands de droite disent que l'Allemagne doit cesser d'avoir honte de son passé. Mais pour la grande majorité des habitants de cette ville et de ce pays, la Seconde Guerre mondiale, le régime nazi et l’Holocauste sont des choses qu'il ne faut pas oublier".