Après une semaine de tensions institutionnelles, la Moldavie se stabilise

Après une semaine de tensions institutionnelles, la Moldavie se stabilise
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La situation politique semble s’éclaircir en Moldavie. Depuis les élections législatives de février, aucune majorité ne s'était dégagé, jusqu'à ce qu'une coalition inédite, composée de socialistes pro-russes et de pro occidentaux noue une alliance le week-end dernier, et nomme un gouvernement dirigé par Maia Sandu.

Après une semaine de confusion et de tensions, l'ancien gouvernement dirigé par le parti démocrate de l'oligarque Vlad Plahotniuc a finalement accepté de céder le pouvoir.

Maia Sandu, Première ministre moldave :
"Les dirigeants de ce clan mafieux, qui ont usurpé le pouvoir et terrorisé les citoyens de la République de Moldavie pendant de nombreuses années, ont quitté le pays. Nous voulons vous assurer que le système de justice deviendra fonctionnel".

Pendant cette semaine de tension, la cour constitutionnelle s'était rangée derrière l'ancien pouvoir en acceptant la dissolution du parlement et la tenue d'élections anticipées. Cette dernière a relevé dimanche de ses fonctions, pour quelques heures, le président prorusse Igor Dodon, élu en 2016. Elle l'a remplacé par son Premier ministre Pavel Filip, un adversaire politique membre du Parti démocrate, qui a aussitôt dissous le Parlement et convoqué des législatives anticipées.

Mais M. Dodon a annulé mardi la dissolution du Parlement, renforçant le bras de fer entre les deux gouvernements qui revendiquaient chacun leur légitimité.

L'abandon du pouvoir par le parti démocrate et le demi-tour de la cour constitutionnelle sur sa propre décision a permis de surmonter la crise d'après le président moldave Igor Dodon.