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Mondial-2019: les Bleues bis en mission première place face au Nigeria

La sélectionneuse de l'équipe de France, Corinne Diacre, lors du match de phase de groupes du Mondial face à la Norvège, à Nice, le 12 juin 2019
La sélectionneuse de l'équipe de France, Corinne Diacre, lors du match de phase de groupes du Mondial face à la Norvège, à Nice, le 12 juin 2019 -
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Valery HACHE
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Les remplaçantes invitées à la fête: déjà qualifiées pour les 8es de finale, les Bleues vont se présenter avec une équipe remaniée face au Nigeria lundi soir (21h00) à Rennes. Elles veulent terminer en tête de leur poule et savourer l’engouement qui entoure ce Mondial.

“On ne va pas changer toute l‘équipe non plus. Comme l’objectif est d’aller chercher une troisième victoire, il faut qu’on reste sur la logique qui est la nôtre. Vous ferez les comptes, l’idée c’est de rester compétitif”, explique Corinne Diacre, alors qu’un nul suffit à ses joueuses pour terminer en tête du groupe A.

Grâce aux succès contre la Corée du Sud (4-0) et la Norvège (2-1), la sélectionneuse peut se permettre de faire souffler quelques cadres face à la 38e nation au classement Fifa.

Leur dernière rencontre en match amical, en avril 2018 au Mans, s‘était conclue sur une victoire 8-0 de la France avec un triplé de Valérie Gauvin.

“J’espère vraiment que ce sera différent. C‘était le premier match depuis un an et demi, une autre situation. On apprenait à se connaître. Je peux vous promettre qu’on va se battre beaucoup plus et être mieux organisés”, assure pourtant le sélectionneur du Nigeria, le Suédois Thomas Dennerby.

Côté français, Corinne Diacre a évoqué “quelques changements” et pourrait offrir leurs premières minutes en Coupe du monde à certaines joueuses comme l’attaquante de Bordeaux Viviane Asseyi. Charlotte Bilbault (milieu du Paris FC), entrée en jeu contre la Norvège, a elle aussi une chance de démarrer, tout comme la latérale du PSG Eve Perisset ou l’ailière de Lyon Delphine Cascarino.

- “Vitesse et contre-attaques” /p>

Même si les Super Falcons semblent à la portée des Bleues, les Tricolores les plus expérimentées gardent en mémoire leur première confrontation très disputée au début du Mondial-2011 en Allemagne, avec une courte victoire 1-0.

Elise Bussaglia est “contente” de croiser le Nigeria en dernier dans la poule cette fois. “Ce n’est jamais évident de commencer contre elles. Là, on a (déjà) assuré la qualification avec ces six points, c’est une bonne chose”.

La milieu de Dijon s’attend malgré tout à un “gros défi physique” et redoute “les contre-attaques et la vitesse” des attaquantes adverses comme la joueuse de Guingamp Desire Oparanozie ou celle de Barcelone Asisat Oshoala, auteure d’un superbe but contre les Coréennes (2-0).

Grâce à ce succès, les Nigérianes possèdent trois points, comme les Norvégiennes qui les avaient battues d’entrée 3-0. Un duel à distance a donc lieu entre les deux sélections pour assurer leur place en 8e de finale, alors que la Corée du Sud est tout proche de l‘élimination.

“Première fois de notre vie” –

Pour les Françaises, ce match à guichets fermés à Rennes sera aussi un nouveau moment de communion avec le public, au rendez-vous de ce Mondial, entre les audiences record des deux premiers matches et la superbe ambiance au Parc des Princes et à Nice.

“On est un peu surprises. C’est la première fois de notre vie qu’on vit un tel événement. On ne s’attendait pas à un tel engouement. C’est super bien pour nous, ça va faire évoluer le foot féminin”, s’est réjouie la capitaine Amandine Henry dimanche.

Même les joueuses du banc, comme Maéva Clémaron, ont vibré: “Franchement, je n’avais jamais vécu ces émotions-là jusqu‘à aujourd’hui (…) Sur chaque action, nous sur le banc, on est à 200 pour cent. En plus avec l’engouement, le public, le son… Tout résonne dans le stade. On le vit au moins autant que les collègues sur le terrain”.

Cette fois, certaines remplaçantes auront l’occasion de fouler la pelouse et de se montrer. En rêvant, pourquoi pas, de secouer une hiérarchie qui semble cependant bien établie dans la tête de Corinne Diacre.

Si ses joueuses terminent en tête, puis passent les 8es, où elles affronteraient alors une 3e de groupe, elles ont de fortes chances de rencontrer dès les quarts les Etats-Unis, championnes du monde en titre, qui ont encore fait forte impression dimanche contre le Chili (3-0) après avoir submergé la Thaïlande (13-0). Une finale avant l’heure.

Mais les Françaises n’en sont pas là, ne veulent pas faire de “calculs”, ni se focaliser sur les Américaines, assurent-elles. “Si vous avez peur (des Etats-Unis), essayez de vous détendre car moi ça va très bien !”, a rigolé Elise Bussaglia.

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