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Contre l'Iran, les Etats-Unis privilégient la diplomatie aux armes

Contre l'Iran, les Etats-Unis privilégient la diplomatie aux armes
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Un conflit dans le ciel. Mais surtout, une bataille d'images. L'Iran a diffusé des images du drone américain que son armée a abattu, jeudi 20 juin 2019. Il survolait son espace aérien, accuse le régime de Téhéran ; il était dans l'espace aérien international, ont protesté les Etats-Unis.

Le missile sol-air a touché l'engin au-dessus de la mer d'Oman. Donald Trump a alors décidé de mener une opération de représailles contre des cibles militaires. Il l'a annulée in extremis.

"Nous étions prêts à riposter. J'ai demandé combien de personnes allaient mourir. Cent-cinquante, m'a-t-on répondu. Alors, 10 minutes avant la frappe, je l'ai stoppée."
Donald Trump
Président des Etats-Unis

L'information, parue dans le New York Times, a été confirmée par le président américain. Avec force détails. "Nous étions prêts à riposter contre trois sites différents, quand j'ai demandé combien de personnes allaient mourir. Cent-cinquante, m'a-t-on répondu. Alors, 10 minutes avant la frappe, je l'ai stoppée."

Les Etats-Unis ont interdit, "jusqu'à nouvel ordre", aux compagnies aériennes nationales le survol de l’espace aérien contrôlé par l'Iran dans cette région. Car ces vols sont "risqués" et pourraient faire l'objet d'une "erreur d'identification", a-t-il justifié. D'autres compagnies ont pris une décision similaire, comme KLM, Lufthansa, Qantas, Singapore Airlines et Malaysia Airlines. Alors qu'Etihad et Emirates ont annoncé qu'elles modifiaient leurs plans de vol.

Ils ont aussi demandé la tenue, lundi 24 juin, d'une réunion à huis-clos du Conseil de sécurité des Nations unies, "sur les derniers développements liés à l'Iran et les récents incidents concernant des pétroliers". Le 13 juin, deux navires avaient été visés par des attaques en mer d'Oman. Par l'Iran, selon les Etats-Unis. L'Arabie saoudite avait ensuite appelé les puissances mondiales à sécuriser les voies de navigation dans la région du Golfe.

Ces tensions grandissantes entre les Etats-Unis et l'Iran inquiètent aussi en Europe. "Nous suivons la situation de près et nous sommes très préoccupés des derniers développements dans cette région du Golfe", a déclaré, vendredi, le président du Conseil européen, Donald Tusk.

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