Washington durcit les sanctions contre Téhéran

Washington durcit les sanctions contre Téhéran
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Les tensions n'ont jamais été aussi fortes entre les Etats-Unis et l'Iran. Le président américain Donald Trump a signé lundi 24 juin un décret imposant de nouvelles sanctions visant le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei et bientôt son ministre des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

Selon M. Trump, ces nouvelles sanctions font suite à "une série de comportements agressifs de la part du régime iranien au cours des semaines écoulées, dont la destruction d'un drone américain".

"Nous continuerons à faire monter la pression sur Téhéran", a affirmé M. Trump depuis le Bureau ovale, assurant que les sanctions pourraient rester en place pendant "des années". "Les sanctions contenues dans ce décret empêcheront le Guide suprême, son équipe et d'autres qui lui sont étroitement liés d'avoir accès à des ressources financières essentielles", a précisé M. Trump.

Son ministre des finances Steven Mnuchin a précisé que "des milliards de dollars d'actifs" iraniens supplémentaires seraient "gelés" et que le ministre des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif serait ciblé "plus tard dans la semaine".

Huit hauts gradés des Gardiens de la Révolution ont en outre été placés dès lundi sur la liste noire des sanctions, a annoncé le Trésor américain, responsable de la mise en place des sanctions financières qui gèlent les éventuels avoirs sur le territoire américain des personnes visées et les mettent au ban des transactions internationales.

Parmi ces hauts gradés, figurent le commandant de la Marine des Gardiens de la Révolution Ali Reza Tangsiri "qui a menacé de fermer le détroit d'Ormuz", un point de passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole, indique le Trésor dans un communiqué.

Amirali Hajizadeh, le commandant de la Force aérienne des Gardiens de la Révolution, accusée d'"avoir abattu un drone américain le 20 juin" est aussi sanctionné de même que Mohammad Pakpour, commandant des forces terrestres, mis au ban pour son intervention en Syrie "à l'appui du régime brutal d'Assad".

Ces sanctions, selon M. Mnuchin, n'ont "pas fait l'objet de consultations avec les alliés". Certaines étaient "déjà en cours de mise en oeuvre", d'autres ont été adoptées "en supplément" en liaison avec la destruction du drone américain et les attaques de pétroliers.