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Mondial-2019: Italie-Chine, choc de styles

Les Italiennes avant le match de phase de groupes du Mondial face aux Brésiliennes, à Valenciennes, le 18 juin 2019
Les Italiennes avant le match de phase de groupes du Mondial face aux Brésiliennes, à Valenciennes, le 18 juin 2019 -
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Philippe HUGUEN
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Révolution culturelle au Mondial: dans le football féminin, la Chine joue le “catenaccio” et l’Italie l’attaque, promettant un alléchant 8e de finale, mardi (18h00) à Montpellier.

“Je ne dirais pas que la Chine joue le catenaccio et nous la fantaisie”, nuance la sélectionneuse de l’Italie, Milena Bertolini, en souriant à l‘évocation du “cadenas” défensif rendu célèbre par l’Italie.

Les “Roses d’acier” n’ont marqué qu’un but pour arriver en 8e, quand les “Azzurre” en ont réussi 7.

Pour Bertolini, “la Chine est une équipe complète, très bien organisée, elle sait jouer repliée, mais pas seulement. Et de notre côté nous cherchons à équilibrer le plus possible tous les aspects du football, la construction, la défense…”

“Mais en effet la fantaisie est une particularité des joueuses italiennes, je crois que ce sera un 8e très équilibré”, ajoute-t-elle.

“Nous aurions pu faire mieux en attaque”, admet de son côté le sélectionneur chinois, Jia Xiuquan. “Mais il faut de l‘équilibre, on ne peut ni trop attaquer ni trop défendre”, justifie-t-il.

Le technicien juge bien que le point fort de son équipe réside dans la défense, mais il estime que son équipe doit “gagner avec son propre style, c’est la clef”.

Un style “rugueux, selon la capitaine italienne, Sara Gama, les statistiques montrent qu’elles ont fait un tas de fautes”.

“M. Jia a insisté: nous devons avoir confiance en notre style”, approuve l’attaquante du Paris SG Wang Shuan.

- L’“héritage” italien –

Le style est maîtrisé, si la Chine doit travailler quelque chose, c’est “le mental, estime-t-elle. Nous avons encore quelques manques dans ce domaine, mais le coach nous l’a appris”.

“Sur les 10, 15 dernières années, nous avons vraiment amélioré notre mental”, reprend le technicien, afin de retourner en quarts de finale, comme en 2015.

Les Italiennes elles n’y sont parvenues qu’une fois, en 1991, pour la toute première édition. Elles n‘étaient plus de la fête mondiale depuis 1999 et ont déjà réussi leur parcours en dominant leur groupe.

Mais “je ne crois pas que la Chine soit favorite”, pour autant, prévient Jia. “L’Italie est une grande équipe, elle a sa place en 8e, même si elle n’a pas été en Coupe du monde depuis longtemps, elle a un énorme héritage”.

La “Nazionale” a par exemple su plier sans rompre contre l’Australie, au premier match, et gagner dans le temps additionnel (2-1).

Car si la Chine développe un jeu un peu robotique, l’Italie marque les buts par paire ou par brelan.

La “Nazionale” s’appuie sur un trio d’attaque dont Wang Shuan a souligné la qualité. Il se compose de Barbara Bonansea (un doublé contre les “Matildas”) à gauche et Cristina Girelli (un triplé contre la Jamaïque) en pointe, et une nouvelle joueuse à droite à chacun des trois matches de poule, entre Ilaria Mauro, Daniela Sabatino et Valentina Giacinti.

Au milieu, Aurora Galli a également signé un doublé contre les “Reggae girlz” (5-0).

Et toutes les traditions ne se perdent pas, l’Italie n’a encaissé que deux buts, et chaque fois sur penalty…

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