Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Les réfugiés du Gregoretti vont enfin pouvoir débarquer

Les réfugiés du Gregoretti vont enfin pouvoir débarquer
Tous droits réservés
Reuters/TPX
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Un accord entre Rome et l'Union européenne a finalement été trouvé pour la prise en charge des 131 demandeurs d'asile du Gregoretti. Les réfugiés qui étaient bloqués à bord vont finalement pouvoir débarquer en Sicile.

Mercredi matin, l'attente se poursuivait pour la centaine de réfugiés toujours bloquée à bord du Gregoretti, le navire des garde-côtes italiens qui est amarré depuis dimanche au port militaire d'Augusta en Sicile.

Du personnel médical a été autorisé à bord. Certaines informations feraient état de risques pour la santé des migrants secourus jeudi dernier en Méditerranée.

Si l'Italie a autorisé le débarquement d'une vingtaine d'enfants et de personnes ayant besoin de recevoir des soins, Matteo Salvini refusait que les autres débarquent tant qu'un accord n'avait pas été trouvé avec l'Union européenne.

Face aux critiques, le ministre italien de l'Intérieur a répondu sur Twitter : "Avec des millions d'Italiens qui sont à la recherche d'un emploi, c'est mon devoir de limiter le nombre de migrants qui viennent ici. Pauvre gauche : nostalgique de l'invasion".

Matteo Salvini qui est le leader du parti d'extrême droite de la Ligue peut compter sur le soutien des députés de son parti. "Il y a une sorte de situation schizophrène : les gouvernements de toute l'Europe, surtout guidés par des partis libéraux ou de gauche, attaquent M. Salvini parce qu'il n'accueille pas de migrants en Italie, mais ils ne font rien pour l'aider et pour soutenir l'Italie", a déclaré l'eurodéputé italien Marco Campomenosi (Groupe Identité et démocratie)

Au cours des derniers mois, de nombreux migrants sont restés bloqués en mer pendant des jours, le temps que les pays européens discutent entre eux et essaient de s'accorder pour savoir qui devrait les accueillir. Face à ce nouveau blocage, l'Onu appelle à trouver une solution.

"Ce qu'il faut maintenant, c'est une résolution rapide pour que les gens puissent débarquer et obtenir l'aide dont ils ont besoin et pour que les États se mettent d'accord sur une répartition juste et équitable pour recevoir ces personnes par la suite", prévient Charlie Yaxley porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

La semaine dernière, 14 pays européens ont donné leur accord de principe pour mettre en œuvre un "mécanisme de solidarité" et améliorer la répartition des migrants en échange d'une ouverture par l'Italie et Malte de leurs ports. Cet accord aussitôt raillé par Matteo Salvini pourrait être finalisé en septembre.