Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Elections en Russie : le pouvoir recule à Moscou

Elections en Russie : le pouvoir recule à Moscou
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Le parti au pouvoir en Russie a subi de lourdes pertes dimanche aux élections du Parlement de Moscou, un scrutin suivi de près après un été de manifestations sévèrement réprimées par la police.

S'ils contrôlent encore l'assemblée moscovite, les députés loyaux au Kremlin, avec 25 sièges sur 45, perdent près d'un tiers de leurs élus par rapport à la mandature précédente. En 2014, les candidats du parti présidentiel Russie unie et leurs alliés avaient obtenu 38 sièges.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a préféré mettre l'accent sur les succès de ce parti dans le reste du territoire russe, estimant que ce scrutin avait été un "beau succès".

Dans un mouvement de protestation inédit depuis 2012, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de la capitale russe à un rythme quasi hebdomadaire depuis mi-juillet, à l'appel de l'opposition, furieuse de voir ses candidats écartés de ces élections.

L'opposant Alexeï Navalny, dont tous les alliés ont été exclus du scrutin, avait appelé les électeurs à "voter intelligemment" en soutenant les mieux placés pour battre les candidats du Kremlin.

Rien ne dit que son message ait été suivi, dans un contexte de grogne sociale liée à la montée de la pauvreté et à une impopulaire réforme des retraites, mais les candidats soutenus par les autorités ont enregistré un sérieux recul.

Avec 13 députés, contre cinq auparavant, les communistes sont les grands gagnants à Moscou.

Deux autres partis entrent au Parlement moscovite : les libéraux de Iabloko, qui remportent trois sièges et pourront en plus compter sur une indépendante qu'ils soutenaient, et le parti Russie juste, considéré comme faisant partie de l'opposition "tolérée" par le Kremlin, qui a désormais trois députés.

"On s'est battu ensemble pour ça !", a déclaré Alexeï Navalny sur Twitter tandis que l'avocate Lioubov Sobol, un des meneurs de la contestation de l'été, a salué "un résultat qui entrera dans l'histoire de Moscou".

Le taux de participation, de 21,77%, est toutefois resté très bas à Moscou.

En tout, plus de 5000 scrutins locaux ont eu lieu dans le pays. A Saint-Pétersbourg, où la campagne était très controversée, le gouverneur par intérim soutenu par le Kremlin Alexandre Beglov a été réélu dès le premier tour mais l'opposition a dénoncé de nombreuses fraudes.

Ailleurs en Russie, la majorité des gouverneurs soutenus par Russie unie ont été réélus malgré quelques couacs, comme à Khabarovsk (Extrême-Orient) où le parti nationaliste LDPR a largement conquis le Parlement municipal.