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Un "New Deal" vert pour l'Italie

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Un "New Deal" vert pour l'Italie
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Rome fait un pas de plus pour se conformer aux objectifs de l'accord de Paris, et tenter de réduire à néant ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

Le gouvernement italien a pris de nouvelles mesures pour investir dans des politiques économiques plus respectueuses de la planète et lutter contre la pollution au plastique.

Près de 55 milliards d'euros seront injectés dans cette cause au cours des années à venir, avec, au programme, un coup de pouce financier aux particuliers qui prennent les transports en commun, ou aux commerçants qui vendent en vrac leurs produits.

Et toutes les dépenses désormais engagées par l'exécutif devront désormais répondre à des impératifs de protection de l'environnement.

"Le premier article du décret sur le climat impose que toutes les politiques économiques de ce gouvernement et de ceux à venir soient vertes dans les prochaines années", indique Sergio Costa, ministre italien de l'Environnement.

Ce "New Deal" vert est voué à générer des ressources pour financer l'éducation et la protection sociale. Mais vu les 500 000 tonnes de déchets qui finissent chaque année dans la Méditerranée, la lutte contre la pollution au plastique reste "le" défi majeur pour le pays.

La mesure la plus clivante de ce programme demeure la taxe sur le plastique. Le projet, initialement, était de lutter contre ce type de pollution en demandant aux entreprises de payer une taxe d'un euro par kilo de plastique produit, y compris pour les bouchons, bouteilles, contenants de lait ou de produits ménagers et sur l'ensemble des emballages. Le gouvernement s'est finalement engagé à revoir sa copie, après les plaintes d'associations qui invoquaient un coût supporté par les consommateurs, qui pénaliserait le secteur.

Les Italiens, eux, sont divisés. D'après un sondage, seuls 54 % d'entre eux se disent favorables à cette mesure, qui sera examinée dans le cadre de la prochaine loi budgétaire.

Plusieurs acteurs de l'industrie et des associations ont demandé au gouvernement d'annuler cette mesure. "Rien n'est définitif, c'est le début d'un long chemin", assure Sergio Costa. "Au cours des quarante dernières années, rien n'a été fait. Aujourd'hui, nous adoptons une nouvelle loi tous les trois mois, et c'est une immense réussite", estime le ministre.

L'Italie va mettre en place des cours obligatoires sur le dérèglement climatique dans les écoles dès la rentrée prochaine, du primaire au lycée, et va intégrer les problématiques environnementales dans l'ensemble des matières.