Elodie, étudiante à Sciences Po, raconte son quotidien en fauteuil roulant à Paris

Elodie, étudiante à Sciences Po, raconte son quotidien en fauteuil roulant à Paris
Tous droits réservés .
Par EURONEWS avec AFP
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Elodie est une jeune étudiante de Sciences Po. Elle raconte son quotidien à Paris, entre démarches administratives et cauchemar dans les transports en commun.

PUBLICITÉ

Elodie Le Saout souffre d'une amyotrophie musculaire spinale, une maladie dégénérative qui entraîne la paralysie complète des membres avec le temps. Au quotidien, elle doit être accompagnée par un soignant. 

En 2014, elle est entrée à Sciences Po, l'une des universités les plus prestigieuses de Paris. Mais avec sa mobilité réduite, trouver un logement adéquat... revient à des années de batailles administratives : "Même si les lois et les règlements sont normalement nationaux, il n'en est rien et en réalité chaque académie fait un peu ce qu'elle veut."

Chaque académie fait ce qu'elle veut
Elodie Le Saout
Etudiante à Sciences Po

La Maison Départementale des Personnes Handicapées refuse, elle, de reconnaître son besoin d'être suivie 24/24h. "Ma mère n'était reconnue que 8 heures sur 24. J'allais avoir des problèmes. Parce que 8 heures sur 24 à Paris, ou ailleurs, loin de la famille. Je ne peux absolument pas compter sur un proche."

Mais Elodie n'a jamais abandonné : elle a déménagé de maisons en maisons, tout en s'exprimant dans les journaux locaux... et en adressant des lettres à Brigitte Macron.

Les transports en commun à Paris en fauteuil roulant : le cauchemar

Pari réussi puisqu'en 2017, les autorités locales ont enfin reconnu son besoin d'être soignée au quotidien... Et lui ont attribué un appartement.

Le logement n'est pas le seul domaine en France où les personnes en situation de handicap se sentent abandonnées. A Paris, prendre les transports en commun en fauteuil roulant, tourne vite au cauchemar. "Normalement, je devrais mettre entre 20 et 30 minutes pour aller à Sciences Po. Mais en fait je ne peux prendre que le bus. Le RER est assez peu adapté à Paris. Il y a le RER B qui est accessible mais c'est assez contraignant. Il faut prévenir les agents RATP. C'est un peu pénible."

Améliorer la vie des générations futures

Elodie sait que son corps lâche peu à peu... Mais rien ne l'arrêtera dans sa campagne pour le changement. Avec 12 millions de personnes en France en situation de handicap, total ou partiel, l'héritage qu'elle laissera pourra améliorer la vie d'autes personnes... Et les générations à venir.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

No Comment : la 26e édition d'Art Paris se tient au Grand Palais Ephémère

45 000 volontaires vont être formés à l'approche des Jeux Olympiques de Paris

Les médaillés olympiques de Paris porteront un petit bout de la Tour Eiffel