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Réforme des retraites : à l'aube de nouvelles concertations, où en est la mobilisation ?

Réforme des retraites : à l'aube de nouvelles concertations, où en est la mobilisation ?
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La SNCF annonce une légère amélioration du trafic pour ce dernier week-end de vacances scolaires, alors que les concertations entre le gouvernement et les syndicats doivent reprendre la semaine prochaine.

En ce 30ème journée de grève, pour ces manifestants réunis devant des grands magasins à Paris ce vendredi matin, la réforme des retraites c'est encore et toujours "non".

"On est présent, comme dans beaucoup d'endroits, pour continuer à alerter l'opinion publique à la veille d'une semaine de reprise du travail pour un certain nombre de salariés qui étaient en congés, parce que leur entreprise était fermée ou dans l'Education nationale parce que c'est les vacances", a expliqué Philippe Marinez, le leader de la CGT qui était présent.

Pour ces opposants réunis à Marseille jeudi soir, le discours d'Emmanuel Macron le 31 décembre les a motivé plus que jamais à se mobiliser.

"On n'est pas du tout pour le statu quo, on est pour améliorer le système mais pas pour le démolir", explique un manifestant.

"Si on perd sur la réforme des retraites, on perd sur tout ! Le prochain dossier c'est la réforme de la sécurité sociale, de la protection sociale ! Jusqu'où il veut aller ?", s'exclame cette autre manifestante en colère.

Au programme la semaine prochaine

Dans un premier temps, Emmanuel Macron souhaite aller jusqu'à un "compromis rapide" avec les syndicats. C'est en tout ce qu'il a annoncé pendant ses vœux, sans pour autant dévier du cadre qu'il a fixé.

Alors que la SNCF prévoit deux TGV sur trois et un TER sur deux en circulation ce vendredi. le taux de grévistes est paradoxalement tombé sous les 7%, son plus bas niveau depuis le début du mouvement le 5 décembre.

Ce week-end, la SNCF a annoncé une légère amélioration avec 2 TGV sur 3.

Sur le plan politique, le Premier ministre Edouard Philippe réunissait ce vendredi matin les membres du gouvernement chargés de la réforme des retraites afin de "faire le point".

Au programme ensuite : des discussions formelles avec les syndicats, surtout à partir de mardi, et une 4ème journée de mobilisation prévue jeudi, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU, des organisations étudiantes et lycéennes, mais pas de la CFDT, le syndicat réformiste.

"Il y a des discussions qui vont reprendre la semaine prochaine, je souhaite que ces discussions soient les plus constructives possibles, que toutes les organisations syndicales répondent à la main qui a été tendue par le Premier ministre et que nous trouvions, dans les jours qui viennent, la voie d'un compromis", a déclaré Bruno Le Maire, ministre français de l'Economie et des Finances.

La position de la CFDT reste la principale inconnue. Le syndicat de Laurent Berger est contre l'âge pivot, mesure sur laquelle le chef de l'Etat n'a pas dit mot. Il a en revanche donné un signal au syndicat en évoquant les questions de pénibilité, l'une des revendications chères à la CFDT.

L'âge pivot, une mesure pour inciter à travailler jusqu'à 64 ans pour obtenir une retraite à taux plein qui ne fait pas non plus l'unanimité au sein de la majorité. Dans une tribune, une quinzaine de députés La République en Marche ont appelé à une "alternative" pour tenir compte _"de l'ensemble des situations particulières". _

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