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Le coronavirus qui tue en Chine est proche du SRAS, et se transmet entre humains

Medical staff members carry a patient into the Jinyintan hospital, where patients infected by a mysterious SARS-like virus are being treated, in Wuhan China January 18, 2020
Medical staff members carry a patient into the Jinyintan hospital, where patients infected by a mysterious SARS-like virus are being treated, in Wuhan China January 18, 2020   -   Tous droits réservés  STR / AFP
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Le mot qui fait peur est lâché : contagion ! Le mystérieux virus qui est apparu pour la première fois sur Terre en décembre dernier à Wuhan, une métropole du centre de la Chine, est bien contagieux. C'est un scientifique chinois réputé, Zhong Nanshan - il avait notamment mis en garde sur l'ampleur de l'épidémie de SRAS, le Syndrome respiratoire aigu sévère, au cours des années 2002-2003 - qui l'a affirmé lundi, indiquant que la transmission de personne à personne est "avérée".

Il tue peu - jusqu'à quand ? - mais se propage de plus en plus vite

Voilà qui change tout et met la communauté médicale mondiale en émoi. Depuis le premier cas de contamination détecté dans un marché aux poissons et fruits de mer de Wuhan, les autorités sanitaires chinoises misaient sur un risque faible de contagion car les proches des malades ou leurs soignants ne semblaient pas touchés. La mortalité due à ce membre de la grande famille des coronavirus est faible pour le moment - 6** décès en Chine - mais 9 autres patients se trouvent dans un état critique**.

Et surtout, la propagation a mis un coup d'accélérateur. On dénombre désormais 300 **cas sur le territoire chinois, plus seulement dans la partie centrale puisque l'épidémie a gagné Pékin, au nord, Shanghai, à l'est, et la province fortement peuplée du Guangdong, au sud; à noter que le danger se trouve ainsi aux portes de Hong Kong. Le nouveau virus s'est aussi invité dans d'autres pays d'Asie, la Thaïlande où 2 cas sont recensés, le Japon et la Corée du Sud**, qui ont annoncé chacun 1 cas.

80% de ressemblance avec le Sras, éminemment dangereux

Le virus qui avance masqué est très proche de celui du SRAS, qui avait semé la panique dans le monde en provoquant la mort de 774 personnes en 2002 et 2003. Le professeur Arnaud Fontanet, chef de l'unité d'épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur de Paris, a indiqué à l'Agence France-Presse qu'ils ont "80% de similarités". Les deux entraînent des maladies respiratoires qui peuvent être graves. On peut donc logiquement s'inquiéter d'une pandémie à venir, comparable à celle du SRAS.

Et s'inquiéter également d'une augmentation de la dangerosité du nouveau venu. Le professeur Fontanet ne l'écarte pas :

On n'a pas vraiment d'argument pour dire que ce virus va muter, mais c'est ce qui s'était passé avec le SRAS (...) devenu plus transmissible et plus virulent

Faut-il avoir peur de l'année du Rat ?

Les Chinois entrent dans l'année du Rat samedi prochain, que va-t-elle leur apporter ? Cette période de grandes festivités à l'occasion du Nouvel An est paradoxalement celle de tous les dangers cette fois, car elle est synonyme de voyages en bus, en train, en avion, de centaines de millions de personnes à travers le vaste pays, et même en Asie. Les autorités de Pékin et l'Organisation Mondiale de la Santé redoutent particulièrement l'événement à venir...