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Le cardinal Barbarin relaxé en appel dans son procès pour non-dénonciation d'un prêtre pédophile

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Cardinal Philippe Barbarin takes his seat as he arrives at the Lyon courthouse with his lawyers to attend his trial, in Lyon, Monday Jan. 7, 2019
Cardinal Philippe Barbarin takes his seat as he arrives at the Lyon courthouse with his lawyers to attend his trial, in Lyon, Monday Jan. 7, 2019   -   Tous droits réservés  AP Photo/Laurent Cipriani   -   Laurent Cipriani
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Nouveau coup de tonnerre dans l’affaire Barbarin. Condamné en première instance, le cardinal de Lyon a été relaxé en appel pour ses silences sur les abus sexuels du prêtre Preynat.

"Avec sérénité, j'ai pris acte de l'arrêt de la Cour d'appel de Lyon qui a déclaré que je ne suis pas coupable de ce dont on m'accusait. Cette décision permet de tourner une page. Pour l'Église de Lyon, c'est l'occasion d'ouvrir un nouveau chapitre. De nouveau, je vais remettre ma charge d'archevêque de Lyon entre les mains du pape François. Si le St Père souhaite me voir, je me rendrai à Rome. En mars dernier, il avait refusé ma démission en acceptant que je me mette en retrait pendant la durée de la procédure judiciaire. Maintenant, je peux paisiblement lui renouveler ma demande", a dit Philippe Barbarin lors d’une conférence de presse.

Difficile pour les victimes d’accepter la relax du cardinal Barbarin, même si elles disent ne pas regretter tout ce qui a été engagé. Au-delà du pénal et de toute la procédure judiciaire, elles veulent quand même que ne soit pas oublié l’aspect moral de cette affaire.

"Il y a quand même une faute morale qu'aujourd'hui, il est difficile de nier. Il ne s'agit pas d'accabler l'homme, mais je pense que, moralement, il serait difficile que Philippe Barbarin continue d'occuper ses fonctions, comme certains au FMI ou au ministère du Budget. C'est une faillite morale", a exprimé François Devaux, président de l'association La Parole Libérée.

Guillaume Petit, euronews :

"Ce feuilleton judiciaire, qui a marqué l'Église en France, n'est sans doute pas terminé. L'un des avocats des parties civiles a annoncé son intention de se pourvoir en Cassation pour contester la prescription de certains faits. Les plaignants, de leur côté, malgré la déception, veulent souligner l'importance qu'aura eu ce procès pour faire bouger les lignes sur la question des abus sexuels sur mineurs, au sein de l'Église, mais plus largement au sein de la société en France".