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Coronavirus : la souffrance de la diaspora chinoise

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Coronavirus : la souffrance de la diaspora chinoise
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L'homme qui filme ces images - au début du sujet - dans un supermarché strasbourgeois vient d'être pris à parti par une femme qui lui a demandé sa nationalité et si il était malade. Son tort ? Etre Chinois.

L'épidémie de coronavirus et la psychose qu'elle suscite entraîne aujourd'hui de plus en plus d'incidents racistes.

Ils ont une réaction négative vis à vis de ma présence
Une étudiante d'origine chinoise à Paris

Témoignages dans le quartier chinois de Paris :

"Quand j'arrive dans un endroit public, raconte cette jeune femme, dans le bus ou ailleurs, je vois la réaction des gens qui tendent à s'éloigner, ou même sur les mimiques du visage on peut voir qu'ils ont une réaction négative vis à vis de ma présence... Après, je ne blâme pas, je comprends, mais ce n'est pas parce qu'on est asiatique qu'on est forcément contaminé"!

"Moi, poursuit ce jeune homme, je travaille aussi à la pharmacie, on voit beaucoup de patients qui viennent, et une fois, il y avait une dame, elle est venue au comptoir, j'ai éternué, et elle m'a dit "je repasserai plus tard".

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#jenesuispasunvirus

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Et pour certains commerçants du quartier, ce sont les affaires qui souffrent des inquiétudes liées au coronavirus. Comme dans ce restaurant vietnamien.

"Normalement il y a beaucoup de clients, de midi jusqu'à 15h, tout le monde fait la queue, mais là, il n'y a personne".

Ryan Thomson, notre correspondant à Paris : "Avec de plus en plus d'incidents racistes dans les rues de Paris, les victimes ont sorti leur téléphone et commencé à poster sur les réseaux sociaux pour dire au monde :"Nous ne sommes pas des virus".

Et sur internet en effet, les exemples se multiplient un peu partout.

Au sein de la communauté chinoise, certains se mettent en quarantaine eux-même et ne sortent plus de chez eux. Peur de se contaminer, mais peur surtout des réactions de rejet et d'hostilité des autres habitants.

Soc Lam, de l'Association des Jeunes Chinois de France _:_ "Les actes racistes de ces dernières semaines, je pense que c'est quelque chose qui était latent, et le coronavirus, c'est juste un prétexte pour faire remonter des préjugés qui datent d'un autre temps".

Dans le quartier parisien de Belleville, l'heure n'est pas à la fête, malgré la période habituellement joyeuse du nouvel an chinois. Certains commerçants affirment connaître un manque à gagner de 30%.