DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Les 27 parlent argent à Bruxelles, reportage dans les coulisses du sommet

euronews_icons_loading
Les 27 parlent argent à Bruxelles, reportage dans les coulisses du sommet
Tous droits réservés  Riccardo Pareggiani   -   Riccardo Pareggiani
Taille du texte Aa Aa

Notre correspondant à Bruxelles, Jack Parrock, vous emmènent dans les coulisses du sommet sur le budget européen...

Alors que le Brexit créé un vide dans les rentrées d'argent, (le Royaume-Uni était le deuxième contributeur net au budget après l'Allemagne), l'une des grandes batailles cette fois-ci est de savoir si les gouvernements européens mauvais élèves doivent être sanctionnés dans le cadre de la structuration du budget européen. C'est un problème important pour la Pologne et la Hongrie, qui sont en conflit avec Bruxelles sur le respect de l'État de droit.

Dans cette salle de presse, des centaines de journalistes de toute l'Europe et du monde suivent et ont suivi les discussions budgétaires au fil des années. Profitons de leur expertise pour parcourir l'historique de ce processus.

L'éclairage de Ole Ryborg, correspondant à Bruxelles pour la radio et la télévision danoises : "nous avons eu Margaret Thatcher qui n'a cessé de vouloir réduire les contributions britanniques. Il y avait donc chaque année une énorme dispute à ce sujet et vous aviez des sommets, vous aviez des discussions où tout tournait autour de cela. À un moment donné, les dirigeants européens ont dit : "ok, nous pourrions essayer de conclure des accords pluriannuels afin de ne pas nous disputer chaque année, mais peut-être tous les quatre ou cinq ans".

Zoltan Gyevai, rédacteur en chef de Bruxinfo précise que : "chaque négociation s'est déroulée dans un contexte différent. Par exemple, dans les années 2000, la question la plus importante était le futur élargissement. Vous vous souvenez que plus de dix nouveaux États membres ont ensuite rejoint l'UE... Tout le monde a dû préparer le terrain pour cela, en élargissant le budget. Ensuite, nous avons eu la crise économique et financière qui a fait que les états ont été plus dépensiers. Et nous sommes maintenant dans une situation où il faut gérer le Brexit".

Concernant, le budget des 7 ans à venir, le président du conseil européen Charles Michel a aussi soulevé le conditionnement de l'octroi de fonds européens au respect de l'état de droit :

Selon Zoltan Gyevai de Bruxinfo, "la Hongrie et la Pologne n'aiment pas cela, parce qu'elles se sentent visées par cette mesure, mais si vous regardez les dernières propositions de Charles Michel, il s'est adoucit sur ce point".

Et alors que tous les journalistes s'efforcent d'obtenir autant d'informations que possible sur ce qui se passe dans les négociations du sommet, le problème sera toujours de faire des discussions budgétaires une histoire qui attire les lecteurs, les auditeurs et les téléspectateurs.

Comme le souligne Jacobo de Regoyos, correspondant de l'UE pour la radio espagnole Onda Cero,"les gens ne suivent pas ces discussions. Ils s'inquiètent des matchs de foot en ce moment. Même si ce sont ces gens qui ont besoin de cet argent, de ces fonds discutés ici".