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Les pêcheurs de l’UE souhaitent conserver leur accès aux britanniques riches en poissons

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Les pêcheurs de l’UE souhaitent conserver leur accès aux britanniques riches en poissons
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Il est six heures du matin. Les navires de pêche rentrent au port d'Ostende pour débarquer leurs prises avant la vente à la criée. Cette routine, qui se déroule trois fois par semaine, pourrait connaître des difficultés avec le Brexit. 75% des poissons vendus dans le port belge sont pris dans les eaux britanniques. C'est la sole qui est la vedette des étals.

Bruno Decodiar passe près de 60% de son temps en mer près des côtes britanniques car les poissons y sont plus nombreux. Avec la sortie du Royaume-Uni et les interrogations sur le futur partenariat c’est l’ensemble de la filière qui est inquiète. Lorsque Bruno Decodiar s’entretient avec des pêcheurs britanniques "ils nous disent qu’on prend tout leur poisson".

Les règles européennes allouent à chaque Etat membre des quotas par espèce de poisson. A l'heure actuelle les navires européens font plus de la moitié de leurs prises dans les eaux autour du Royaume-Uni. Si les 27 et Londres ne parviennent pas à s'entendre sur la pêche cela entrainera alors davantage de compétition entre les pays membres. "Cela veut dire que toute la flotte du Danemark, des Pays bas, de la Belgique, de la France et de l’Irlande vont pêcher sur les côtes proches de l’Europe. Mais il n’y a pas de place", précise Jan Buisseret, responsable des ventes à la criée du port d’Ostende.

Trois quarts des poissons attrapés par les pêcheurs britanniques sont vendus dans l'UE. Ce dossier sera un des éléments clefs des négociations commerciales entre les 27 et le Royaume-Uni. Pour l'eurodéputé français Pierre Karleskind, le Premier ministre britannique devra faire un effort. "N’oublions pas que s’il n’y a pas d’accord de pêche, il n’y a pas d’accord de commerce global et donc tant qu’il (Boris Johnson) fera trainer la pêche, nous ferons trainer le commerce et là sont les entreprises anglaises qui ne pourront que difficilement exporter", prévient-il.

Mais le temps presse. Les 27 souhaitent trouver un compromis d'ici le mois de juillet afin de faire avancer l’ensemble des négociations commerciales.

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