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Concilier santé et relance économique : le casse-tête du déconfinement en Europe

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Concilier santé et relance économique : le casse-tête du déconfinement en Europe
Tous droits réservés  screenshot AFP
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Alors que l'Europe organise son déconfinement, les patrons de bars et de restaurants milanais ont réclamé ce mercredi des mesures fiscales pour les aider à tenir en attendant de pouvoir accueillir des clients assis à partir du 1er juin.

En Italie, chute du tourisme

Ils réclament un geste du gouvernement. Mis au chômage forcé depuis la mi-février, ces commerçants de Milan ont disposé des centaines de chaises vides sur l'Arco della Pace (l'Arc de la Paix) à Milan pour demander une réduction de 70% de leur fiscalité lorsque leur activité reprendra.

Alors que plus de 4 millions d'Italiens étaient autorisés à retourner travailler depuis lundi, eux ne voient pas encore la lumière au bout du tunnel.

Le pays, qui jouit en temps normal d'un fort secteur touristique ne s'attend pas à revoir l'activité redémarrer de sitôt.

Les célèbres ruines de Pompéi qui devaient de nouveau accueillir du public dès le 18 mai ont repoussé la date de l'ouverture de quelques jours pour permettre d'adapter le site aux mesures sanitaires. Mais comme les vendeurs de souvenirs de Florence, ils ne se font guère d'illusion, sachant que les frontières sont fermées et que les déplacements sont limités sur le plan national.

En France, Edouard Philippe donnera des détails ce jeudi

Le gouvernement français présentera jeudi les détails du déconfinement progressif de la population à partir du 11 mai pour relancer un pays quasiment à l'arrêt depuis bientôt deux mois en raison de l'épidémie de Covid-19, dont le bilan approche les 26 000 morts.

Edouard Philippe fera à 16H00 un point sur "la préparation de l'étape du 11 mai", tant attendue après plus de sept semaines d'un confinement totalement inédit de millions de Français.

Plusieurs sujets cristallisent l'attention à quatre jours du déverrouillage, qui s'effectuera de manière "progressive" et "différenciée", selon le Premier ministre: les conditions de réouverture des écoles maternelles et élémentaires, la reprise des transports publics, le retour dans les entreprises ou la possibilité de se déplacer dans un rayon de 100 km notamment.

"Un plan éventuel de reconfinement" sera prêt en cas de nouvelle aggravation de la situation sanitaire, même si "ce n'est pas notre objectif", a précisé Jean Castex, le haut fonctionnaire chargé de coordonner les opérations.

En Belgique, les commerces rouvriront lundi

En Belgique, les magasins rouvriront à partir de lundi selon des règles strictes de distanciation sociale. Les Belges seront autorisés à profiter un peu plus de la vie sociale à partir de dimanche car ils pourront accueillir jusqu'à quatre amis ou membres de la famille chez eux.

Perdo Sanchez parvient à prolonger l'état d'urgence en Espagne

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a affirmé mercredi qu'un déconfinement trop "précipité" serait "impardonnable" avant de convaincre les députés de prolonger l'état d'alerte dans le pays, l'un des plus endeuillés par la pandémie.

Grâce aux voix des libéraux de Ciudadanos et des nationalistes basques, le régime d'état d'alerte - qui permet notamment de limiter les déplacements et devait expirer samedi à minuit - a été prolongé de deux semaines, jusqu'au 23 mai inclus.

L'opposition de droite du Parti Populaire, qui avait voté les précédentes prolongations, a en revanche refusé de l'appuyer cette fois.

"Ignorer le risque de l'épidémie et lever l'état d'alerte de façon précipitée serait une erreur absolue, totale et impardonnable", a plaidé M. Sanchez devant les députés.

C'est la quatrième fois que l'état d'alerte est ainsi prolongé. Il avait permis à l'exécutif espagnol d'imposer le 14 mars un confinement des plus stricts, qui a commencé à être assoupli depuis la fin du mois d'avril.