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Coronavirus : des manifestants dénoncent des mesures "liberticides"

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Coronavirus : des manifestants dénoncent des mesures "liberticides"
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En nombre, mais en respectant les distances réglementaires : plus de 5 000 personnes se sont rassemblées hier à Stuttgart, en Allemagne, pour dire tout le mal qu'elles pensaient des mesures de restriction prises par les autorités pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Une femme nous a expliqué qu'elle était mère de trois enfants et qu'elle voulait qu'ils puissent grandir en étant libres, comme elle l'a été. "Je n'ai aucune envie", a-t-elle ajouté, "de rencontrer ma fille de 23 ans en secret !"

"La dictature n'est pas solidaire" pouvait-on lire sur les quelques pancartes brandies par les manifestants qui estiment que les mesures de restriction violent leurs droits fondamentaux.

Des rassemblements du même genre ont été organisés en Suisse dans les rues de Bâle, de Zurich et de Berne, où les manifestants s'étaient donnés rendez-vous près du siège du gouvernement.

Ils ont été dispersés par la police, qui a procédé à une dizaine d'interpellations, sachant que tout rassemblement de plus de 10 personnes est interdit dans le pays jusqu'à nouvel ordre.

La Suisse a entamé le 27 avril l'assouplissement des mesures extraordinaires prises face au coronavirus en autorisant la réouverture des écoles, des magasins, des restaurants et des musées.

En Italie, l'un des pays d'Europe où le confinement a été le plus strict, des manifestations ont également eu lieu.

Des chefs cuisiniers - brassard et main sur le coeur - ont observé plusieurs minutes de silence devant le Panthéon, à Rome, pour exprimer leur inquiétude quant aux mesures sanitaires qu'ils vont devoir mettre en place dans leurs restaurants pour éviter une deuxième vague de contamination.

Ils estiment que cela aura de lourdes répercussions financières pour eux et leurs employés, et ils s'inquiètent pour la pérennité de leurs établissements.