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Une nouvelle centrale nucléaire située au Bélarus inquiète la Lituanie

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En arrière-plan, la centrale d'Astravets en construction, Belarus, octobre 2017
En arrière-plan, la centrale d'Astravets en construction, Belarus, octobre 2017   -   Tous droits réservés  SERGEI GAPON/AFP or licensors
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Visible depuis la capitale lituanienne, une nouvelle centrale nucléaire lancée dans les prochains jours par le Belarus inquiète Vilnius.

Selon Dainius Gaizauskas, président de la commission parlementaire lituanienne sur la sécurité nationale et la défense, "il y a une très forte pression de la société russe Rosatom", déplorant le fait que la centrale sera "malgré tout lancée précisément à cause de la pression de la Russie".

Calendrier politique

Le ministre lituanien de l'Énergie Žygimantas Vaičiūnas a affirmé mercredi que ce démarrage coïncidait également avec le calendrier politique du président biélorusse, Alexandre Loukachenko, qui brigue un sixième mandat. Le leader fait face à de vives critiques de l'opposition, alors que le scrutin se tient dimanche 9 août.

La centrale a été construite à Astravyets tout prêt de la frontière séparant les deux États, "en violation des traités internationaux" selon Vilnius. 920 000 lituaniens vivent dans un rayon de 100 kilomètres, dont 33 000 dans un rayon de 30 kilomètres. Les habitants ont reçu des comprimés d'iode, substance censée protéger l'organisme en cas d'accident nucléaire. Par ailleurs, un exercice d'urgence a eu lieu à l'automne dernier, pendant une semaine.

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Mise en service repoussée

L'usine construite par Rosatom, qui devait initialement être mise en service en mars 2019, recevra son premier chargement en combustible vendredi, pour une démarrage de la production d'électricité au début de l'année 2021.

Le président lituanien Gitanas Nauseda a déclaré samedi que le lancement précipité d'un "monstre" était un problème de sécurité pour toute l'Union européenne et que la société civile biélorusse avait "des choses à dire" sur cette question. Il a ajouté que la Biélorussie est devenue l'otage de Moscou qui finance la construction grâce à un prêt de 10 milliards et fournit le combustible.

Différents incidents que la Biélorussie a tenté de dissimulé, sont déjà survenus lors de la construction de la centrale, notamment la chute de la cuve d'un réacteur, et des incendies.

La Lituanie a interdit l'importation d'électricité "sale" de la Biélorussie mais, malgré une campagne de plusieurs années, n'a pas été en mesure de convaincre ses voisins baltes de se joindre au boycott.