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Bélarus : Alexandre Loukachenko ordonne la prise de "mesures les plus strictes possibles"

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Bélarus : Alexandre Loukachenko ordonne la prise de "mesures les plus strictes possibles"
Tous droits réservés  Maxim Guchek/BelTA
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Inspection des unités militaires dans l'ouest du Bélarus près de la frontière polonaise. Mise en place des "mesures les plus strictes possibles". Forces armées bélarusses placées en état d'alerte. Ce samedi, Alexandre Loukachenko, en visite sur le site militaire de Grodno, a donné ses directives pour, a-t-il dit, "défendre l'intégrité territoriale du pays".

Selon le président bélarusse, d'"importants agissements des forces de l'Otan sont en cours à proximité immédiate" des frontières de son pays, en Pologne et en Lituanie. Ces manœuvres extérieures seraient destinées, selon Alexandre Loukachenko, à soutenir l’opposition et le mouvement de protestation qui gonfle depuis des jours à l’intérieur du Bélarus. Depuis sa réélection contestée le 9 août dernier.

Les femmes avaient pris la tête de ce mouvement de contestation ce samedi. Plusieurs centaines d'entre elles ont formé une chaîne de solidarité à Minsk pour protester contre la violente répression policière qui a visé les manifestants à la suite du scrutin présidentiel.

Mon cœur souffre avec ceux qui ont été violentés, qui ont souffert et qui sont morts
Manifestante bélarusse

Au moins trois personnes avaient été tuées. Des milliers d’autres avaient été interpellées. De nombreux cas de torture en détention ont, par ailleurs, été signalés. Amnesty International rapporte aussi des cas de manifestants « mis à nu, battus et menacés de viol » lors de leur détention dans les geôles du régime.

"Je ne peux pas rester indifférente à ce qui se passe dans mon pays. Mon cœur souffre avec ceux qui ont été violentés, harcelés et menacés, qui ont souffert et qui sont morts. Je veux vivre dans un autre pays avec un autre président. Je sais que Svetlana Tsikhanovskaïa a gagné. Nous avons voté pour elle. Voilà pourquoi je suis ici", dit une manifestante.

Pour soutenir les manifestants bélarusses, quelque 50 000 personnes se sont inscrites en ligne pour participer à une chaîne humaine dimanche. Elle reliera Vilnius à la frontière biélorusse, 31 ans, jour pour jour, après la voie balte qui avait relié Vilnius à Tallinn, en passant par Riga, en 1989 pour demander l'indépendance des pays baltes.