DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

A peine présenté, le nouveau pacte migratoire de l'UE est déjà très commenté

euronews_icons_loading
A peine présenté, le nouveau pacte migratoire de l'UE est déjà très commenté
Tous droits réservés  Euronews
Taille du texte Aa Aa

La scène se répète encore et encore. Des centaines de réfugiés sur l'île grecque de Lesbos cherchent toujours un endroit pour vivre après l'incendie au début du mois qui a ravagé le camp de Moria. Pour beaucoup cette tragédie est plus qu'un symbole de l'échec de la politique de l'UE en matière de migration.

La Commission européenne a présenté mercredi son nouveau pacte pour mettre un terme à la situation actuelle. "L'ancien système ne fonctionne plus. Le paquet de la Commission sur la migration et l'asile que nous présentons aujourd'hui propose un nouveau départ", annonce Ursula von der Leyen, présidente de la Commission.

Afin d'obtenir le soutien de tous les Etats membres mais aussi de parvenir à une responsabilité partagée, l’institution propose des options flexibles. Tous les gouvernements sont incités à accueillir des migrants. Toutefois il n'est pas question d'obligation. Des pays comme la Pologne ou la Hongrie, qui ont refusé d'ouvrir leurs portes aux réfugiés, pourraient se joindre à l'effort commun à travers un soutien financier ou logistique pour aider les Etats en première ligne comme la Grèce ou l'Italie. "C'est un système sur la table qui permet la solidarité permanente, ce n'est pas un cadeau fait à quiconque", ajoute le vice-président de la Commission, Margaritis Schinas.

Au Parlement européen de nombreux élus restent sceptiques. Le Hongrois Balazs Hidveghi (PPE) continue de penser "que ceux qui n'ont pas le droit de rester dans l'Union européenne doivent être renvoyés d'où ils viennent. Si cela fait partie du nouveau pacte migratoire alors nous pourrions l'accepter mais attendons de voir".

Son homologue polonais Witold Waszczykowski (CRE) souligne d’ailleurs que son pays accueille de nombreux migrants qui ne viennent pas d’Afrique ou du Moyen-Orien mais de l’Est du continent. "La Pologne absorbe un grand nombre d'Ukrainiens, en ce moment nous ouvrons nos frontières aux Bélarusses", rappelle-t-il.

La question migratoire est vraisemblablement l’un des dossiers les plus délicats pour l’UE. Il fracture les 27 depuis plusieurs années. Ursula von der Leyen assure que cette fois ce sera différent, que son plan fonctionnera. Mais ce n'est que le début du processus. Il faudra maintenant convaincre les eurodéputés et les gouvernements.