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Référendum d'indépendance : la Nouvelle-Calédonie à nouveau à l'heure du choix

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Le drapeau Kanak avec en arrière plan le drapeau français. Photo prise lors du référendum de 2018
Le drapeau Kanak avec en arrière plan le drapeau français. Photo prise lors du référendum de 2018   -   Tous droits réservés  Mathurin Derel/Copyright 2018 The Associated Press. All rights reserved
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C'était il y a près de deux ans : le 4 novembre 2018, le drapeau kanak était brandi dans les rues de Nouméa, la capitale de la Nouvelle-Calédonie.

Les séparatistes espèrent transformer l'essai

Le territoire français d'outre-mer, situé dans le Pacifique Sud, avait alors rendez-vous avec son destin. Il devait choisir entre l'attachement à la France et l'indépendance.

Sans surprise, les pro-français avaient remporté le scrutin, mais avec un score plus serré qu'attendu, près de 57 % des votants ayant dit non à la pleine souveraineté.

Ce résultat fut accueilli comme une victoire par les partisans de l'autodétermination qui espèrent capitaliser et transformer l'essai ce dimanche alors qu'a lieu le second référendum prévu par les accords de Nouméa de 1998, avant un possible troisième scrutin dans deux ans.

En métropole, le référendum semble loin des préoccupations

A plus de 16 000 kilomètres de Nouméa, à Paris, ce référendum semble pourtant bien absent des débats et des préoccupations actuelles, même s'il s'est invité cette semaine sur les bancs de l'Assemblée nationale.

Mardi, alors qu'il interpellait le Premier ministre, le député Didier Quentin du Parti Les Républicains s'inquiétait des conséquences d'une indépendance pour les habitants du petit territoire d'outre-mer :

"Ce choix engage leur avenir mais aussi celui de notre nation alors qu'ils ont toujours été au côté de la France, et notamment lors des heures les plus sombres. On peut également penser que cette indépendance serait destructrice du rêve qui a bâti les 30 dernières années et qu'elle serait illusoire au regard de la richesse des sols et de la zone économique exclusive avec tous les appétits que ne manquerait pas de susciter le désengagement de la France, notamment de la part d'une grande puissance voisine, dont l’expansionnisme est déjà bien visible dans la mère de Chine et jusque sur les bords du Pacifique."

Cette indépendance serait illusoire au regard de la richesse des sols et de la zone économique exclusive avec tous les appétits que ne manqueraient pas de susciter le désengagement de la France, notamment de la part d'une grande puissance voisine.
Didier Quentin
Député français (Les Républicains)

L'impact de la crise sanitaire sur l'économie calédonienne

A Nouméa, la perspective d'une indépendance de la Nouvelle-Calédonie inquiète les acteurs économiques.

Les subventions venant de Paris contribuent de manière significative au fonctionnement du territoire qui subit lui aussi de plein fouet les contrecoups des restrictions liées la crise sanitaire, en particulier le secteur clé du tourisme lequel est confronté à la chute drastique de la clientèle. Les arrivants sont actuellement soumis à une quatorzaine.

Paradoxalement, la Nouvelle-Calédonie est aujourd'hui l'un des rares endroits au monde à être relativement épargné par la pandémie de Covid-19.