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Covid-19 : perquisitions chez le ministre français de la Santé, la gestion de la crise mise en cause

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Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, en visite à l'hôpital de La Timone à Marseille, le 25 septembre 2020
Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, en visite à l'hôpital de La Timone à Marseille, le 25 septembre 2020   -   Tous droits réservés  Christophe Simon/AP
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Des perquisitions surprises ont eu lieu jeudi 15 octobre chez le ministre français de la Santé, Olivier Véran, ainsi que dans ses bureaux à Paris. Elles sont intervenues dans le cadre d'une information judiciaire qui a été ouverte par la Cour de justice de la République sur la gestion de la crise sanitaire du Covid-19 dans le pays ; l'instance peut agir au même titre qu'un juge d'instruction afin de procéder à des investigations.

D'autres perquisitions, selon des sources judiciaires, ont été menées aux domiciles d'Agnès Buzyn, qui était précédemment en charge du portefeuille de la santé, de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, du directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, de la directrice générale de Santé Publique France, Geneviève Chêne, et enfin de l'ex-porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

9 plaintes retenues parmi 90

L'enquête a été lancée le 7 juillet dernier après réception de 90 plaintes au total contre les autorités françaises, mais seulement 9 d'entre elles ont finalement été jugées recevables. La Cour de justice de la République, elle seule, peut être amenée à juger les membres d'un gouvernement dans l'exercice de leur fonction. Le chef d'accusation retenu dans cette affaire est "l'abstention de combattre un sinistre".

Les plaignants ont commencé à être entendus au début du mois de septembre. Le collectif de médecins C19 en fait par exemple partie. Il dénonce notamment "l'incohérence des mesures" prises par l'exécutif et "l'absence d'application des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé".

Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert une vaste enquête préliminaire le 9 juin dernier ; il a reçu quant à lui plusieurs dizaines de plaintes qui ciblent plutôt des responsables de l'administration, en particulier pour "homicides involontaires" ou "mise en danger de la vie d'autrui".

Une "confiance totale"

Le Premier ministre a affirmé qu'il avait une "confiance totale" envers Olivier Véran, le ministre de la Santé. "Vous comprendrez qu'il ne m'appartient absolument pas de commenter les décisions d'une autorité judiciaire", a toutefois précisé Jean Castex lors d'une conférence de presse jeudi sur l'application des nouvelles mesures de lutte contre le Covid-19, soulignant que son collègue "bénéficie d'une totale présomption d'innocence".