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"Nous faisons face à un crise majeure de l'UE"

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L'eurodéputé Manfred Weber
L'eurodéputé Manfred Weber   -   Tous droits réservés  Virginia Mayo/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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C'est un classique de l'agenda politique européen. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvent jeudi en visioconférence pour évoquer officiellement la situation sanitaire. Mais les discussions pourraient bien glisser sur la stratégie de reprise de l'économie. La Hongrie et la Pologne bloquent l'ensemble de l'édifice, à savoir le fonds de relance de 750 milliards d’euros et le budget européen à long terme. Les deux pays refusent de conditionner l'accès à l'aide européenne au respect de l'Etat de droit. Euronews a interrogé le leader du Parti populaire européen au Parlement européen, Manfred Weber.

Euronews :

"Comment jugez-vous la situation politique à quelques heures du sommet européen ? "

Manfred Weber :

"Nous faisons face à un crise majeure de l'UE. La question est comment pouvons-nous dépasser le véto de la Hongrie et celui de la Pologne et probablement d'autres? C'est un défi. Encore une fois je suis pleinement engagé, j'ai voté pour l'article 7 contre la Hongrie pour lancer la procédure contre la Hongrie. Je suis pleinement conscient que nous allons au-devant de nombreuses difficultés, sur des principes fondamentaux, il n'y a aucun doute là-dessus. Une nouvelle fois comment dépasser cela? Concernant le véto, selon moi, il n'y aura pas d'accord avec le Conseil sans un mécanisme obligatoire sur l'Etat de droit. C'est une ligne rouge pour le Parlement européen. Tout le monde doit le savoir au sommet de jeudi. C'est une exigence claire de notre part."

Euronews :

"On a le sentiment que c'est à la chancelière allemande et à la présidence allemande de trouver la solution. Quelle est l'issue possible car on ne voit pas où trouver un compromis?"

Manfred Weber :

"C'est difficile oui vous avez raison car nous avons entendu des propos forts de la Hongrie et de la Pologne. Et oui la présidence allemande a la responsabilité de négocier ce dossier. Angela Merkel a beaucoup d'expérience et elle a la confiance d'un grand nombre de membres du Conseil européen. Elle a des chances de trouver un compromis."

Euronews :

"On dirait qu'il n'y a toujours pas d'approche européenne commune, coordonnée, à propos de la pandémie. Certains pays semblent agir dans leur coin et ferment leurs frontières, instaurent des règles différentes pour les tests ou les quarantaines. L'Union ne semble pas avoir la main sur la question des déplacements."

Manfred Weber :

"Vous avez raison on peut faire mieux. C'est pourquoi je salue les propositions de la Commission européenne pour mettre en place une union de la santé au sein de l'UE. Le vaccin est une forme de succès, nous sommes allés ensemble sur les marchés pour acheter des doses pour nos citoyens. Tous les Européens ont le même accès à ces nouveaux vaccins, avec l'espoir qu'au bout du compte on puisse venir à bout du coronavirus. Il y a des choses qui s'améliorent, mais vous avez raison il faut encore progresser."