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À deux mois de la prise de fonction de Joe Biden, l'étau se resserre sur Donald Trump

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À deux mois de la prise de fonction de Joe Biden, l'étau se resserre sur Donald Trump
Tous droits réservés  Brynn Anderson/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Le président américain a reçu des élus locaux du Michigan, Etat-clé qu'il a perdu cette année, quelques jours seulement avant la certification des résultats, ce qui a suscité une levée de boucliers.

À deux mois, jour pour jour, de la prise de fonction du président élu Joe Biden, qui fêtait vendredi ses 78 ans, une question reste en suspens : quand le président sortant Donald Trump reconnaîtra-t-il sa défaite pour permettre une transition normale ?

Bombardée de questions sur ce thème, sa porte-parole, Kayleigh McEnany, a esquivé. "Le président a lancé des actions en justice, il prend les choses au jour le jour", a-t-elle simplement répondu, lors d'un point-presse particulièrement tendu.

Plus les jours passent, plus l'étau se resserre. Vendredi, c'est la Géorgie, un État républicain remporté de justesse par Joe Biden, qui a certifié les résultats.

"Suite à la décision du juge Grimberg hier, la loi de l'État exige désormais que le bureau du gouverneur officialise la certification des résultats, ce qui ouvre la voie au camp Trump pour étudier d'autres voies juridiques pour un recomptage distinct, s'il le souhaite", a pour sa part détaillé le gouverneur républicain Brian Kemp.

Toujours reclu dans la Maison Blanche, Donald Trump est accusé de profiter de sa position qu'il conserve encore pendant la transition pour tenter d'entraver une victoire du président élu. Le président américain a reçu des élus locaux du Michigan, État-clé qu'il a perdu cette année après l'avoir remporté en 2016. Cette réunion s'est tenue à quelques jours seulement de la certification des résultats.

Bob Bauer, avocat de l'équipe Biden, a dénoncé vendredi une initiative "affligeante" et "pathétique". "Nous ne sommes pas au courant d'informations qui pourraient changer l'issue de l'élection dans le Michigan", ont déclaré les élus, républicains, après leur rencontre avec le président. "Le processus de certification devrait se dérouler sans menace et intimidation".

Le sénateur républicain Mitt Romney a lui accusé le président d'exercer "des pressions manifestes sur les autorités nationales et locales" pour "renverser la volonté du peuple". "Il est difficile d'imaginer une action pire et plus antidémocratique de la part d'un président américain en exercice", a lâché cet habituel critique de Donald Trump.

"Pour l'instant, le plus probable, c'est que lundi, les résultats des élections dans cet État seront certifiés, et au final cela n'aura servi à rien et cette réunion restera juste dans les mémoires comme une tentative opportuniste", explique Zeke Miller, journaliste en charge de la couverture de la Maison Blanche pour Associated Press.

Pendant ce temps, la course pour le contrôle du Sénat n'est pas finie. Elle se jouera lors d'un second tour dans l’Etat de Géorgie le 5 janvier, car le sénateur républicain et son rival démocrate ont chacun obtenu moins de 50 % des voix. Une victoire des démocrates pourrait faire basculer la majorité au Sénat de leur côté et simplifier grandement la tâche de Joe Biden pour les quatre prochaines années.