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Plan de relance de l'UE : la menace du veto polonais et hongrois

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Plan de relance de l'UE : la menace du veto polonais et hongrois
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La Pologne et la Hongrie attendent une proposition de la présidence de l'Union européenne sur le prochain budget de l'Union et restent décidés à utiliser leur veto si leur demande de retrait des conditions liées à l’Etat de droit n’est pas entendue. C'est un dossier brûlant pour lequel les autorités polonaises ont confirmé être prêtes à aller au bras de fer avec les autres pays européens.

"Nous sommes ouvert à de nouvelles propositions et sûrs qu'un accord peut être trouvé même si nous soulignons qu'il doit être conforme aux traités de l'Union européenne et aux conclusions du Conseil européen de juillet et que cette position doit rester valable", a déclaré Piotr Muller, le porte-parole du gouvernement polonais. Faisant référence à la réunion de la semaine dernière entre Mateusz Morawiecki et Viktor Orbán à Budapest, le porte-parole du gouvernement polonais a réitéré la possibilité du véto.

"Parvenir à un accord"

La chancelière allemande a quant à elle redit lors d'une conférence de presse lundi qu'il y avait une possibilité de parvenir à un accord. Angela Merkel a souligné que toutes les parties impliquées devraient être prêtes à faire des compromis.

Mais dans le même temps, la présidente de la Commission européenne a ouvertement critiqué les actions des gouvernements polonais et hongrois. "Si certains ont des doutes juridiques, c'est très clair. Ils peuvent s'adresser à la Cour de justice européenne, c'est le lieu où nous exposons habituellement nos divergences d'opinions sur les aspects juridiques et non à la charge de millions d'Européens qui attendent désespérément notre aide parce que nous traversons une crise très profonde", a déclaré Ursula Von Der Leyen.

Les gouvernements polonais et hongrois avancent main dans la main sur cette question. Selon Piotr Muller, le Premier ministre polonais doit s’entretenir ce mardi en ligne avec le chef du Conseil européen puis avec "quelques chefs de gouvernements" sur ce sujet.