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La lointaine réalité d’une union de la santé

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La Commissaire européenne chargée de la Santé Stella Kyriakides
La Commissaire européenne chargée de la Santé Stella Kyriakides   -   Tous droits réservés  Stephanie Lecocq/AP
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Les hôpitaux à travers l'Europe se battent jour et nuit contre la pandémie de coronavirus. Avec l'arrivée de l'hiver la situation pourrait devenir encore plus difficile. Les débats se poursuivent donc au sein de l'UE pour évaluer les stratégies nationales parfois très différentes comme en Espagne et en Suède.

Madrid a opté au printemps pour un confinement dur. Le pays est l’un des plus touchés par la crise sanitaire. "Nous ajustons les mesures en fonction de la situation épidémiologique dans chaque région d'Espagne. Nous sommes très très prudents concernant la levée des restrictions", explique le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa.

Virginia Mayo/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
L'UE veut réussir la sortie de la crise sanitaireVirginia Mayo/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.

A contrario Stockholm n’a pas suivi ses partenaires dans la mise en place d’un confinement. Mais la ministre suédoise de la Santé, Lena Hallengren, insiste sur les interdictions et les restrictions décrétées par les autorités. "Les gens ont profondément changé leur quotidien", souligne-t-elle.

De nombreux responsables demandent une réponse plus coordonnée entre les Etats membres. Pour les sociaux-démocrates au Parlement européen la priorité doit être donnée à l’accès aux soins pour tous les Européens. Les plus vulnérables ont connu davantage de difficultés depuis le début de la crise, explique la présidente du groupe S&D, Iratxe García. "_Ceux qui ont le moins de ressources économiques et les personnes âgées sont les deux groupes qui ont _le plus souffert de la pandémie", explique l’eurodéputée.

Un principe encore à définir

Tous les acteurs politiques soutiennent l’idée d’une union de la santé. Mais derrière l’expression se cache différentes interprétations. Pour Lena Hallengren la santé doit rester une compétence nationale importante. Selon la ministre suédoise une Europe de la santé doit passer par plus de coopération. "La façon dont nous gérons le vaccin est un très bon exemple", précise-t-elle.

Pour son homologue espagnol cette union de la santé doit signifier "plus d'investissement dans les systèmes de santé en Europe, cela veut dire une meilleure préparation pour faire face aux prochaines pandémies et relever le défi de la santé à l'avenir". Ces deux analyses révèlent l’étendue des positions au sein de l’UE. Elles montrent aussi le chemin à parcourir pour parvenir à un compromis.