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Covid-19 : des politiques critiquent la lenteur de la campagne de vaccination en France

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Vaccination à Sevran (Seine-Saint-Denis) le 27 décembre.
Vaccination à Sevran (Seine-Saint-Denis) le 27 décembre.   -   Tous droits réservés  THOMAS SAMSON/AFP or licensors
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La Meurthe-et-Moselle est l'un des 20 départements français qui pourrait être concernés par le couvre-feu anticipé dès le 2 janvier. Pour limiter la propagation du coronavirus dans ces zones très touchées, le gouvernement propose de décaler le couvre-feu à 18h contre 20h actuellement.

Une mesure qui laisse de nombreuses personnes sceptiques : "Pour moi, c'est ridicule. Que ce soit 18h ou 20h, ça ne va rien changer, au contraire, ça va forcer les gens à aller plus sur la même plage horaire dans les commerces", estime une jeune habitante de Nancy, Marion Nardou.

"J'avoue que je serais plus pour quelque chose d'un peu plus sérieux, vraiment confinés, vaccinés et puis qu'on en sorte, parce que là c'est un petit truc, plus un petit truc, plus un petit truc... Je ne suis pas sûre que ça serve à grand-chose", s'interroge Stéphanie Roy, une autre Nancéienne.

Un constat partagé par de nombreux élus dans les régions concernées, comme le maire de Nancy, Mathieu Klein, qui estime que cette mesure est "trop tardive" et qu'elle pourrait être "insuffisante".

D'autres personnalités politiques, ainsi que des membres du corps médical, ont critiqué quant à eux la stratégie de vaccination du gouvernement.

"Accélérer un peu" pour sauver des vies

"L'Allemagne est déjà a plus de 42 000 vaccinés, le Royaume-Uni a plus de 900 000 et la France a moins de 200", s'est indigné sur Twitter le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retaillaud, qui a appelé le gouvernement a rendre public le calendrier de vaccination des Ephad.

"Soit on pense que le vaccin doit être diffusé, soit on pense qu'il ne doit pas l'être", mais à partir du moment où il est autorisé, "on pourrait peut-être accélérer un peu" pour "sauver des vies et retrouver une vie normale", a critiqué le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde sur RMC.

Le généticien Axel Kahn a lui affirmé sur Europe 1 que "la stratégie du gouvernement n'était pas adaptée à une situation très périlleuse", et qu'il fallait avant tout protéger les Français, notamment les plus fragiles et les soignants.

Mais le ministère de la Santé assume ce lent démarrage, expliquant qu'il a "fait le choix de prendre le temps nécessaire pour installer cette vaccination, face à un très fort scepticisme dans la population française". "On n'est pas parti pour un 100 mètres mais pour un marathon" et une "montée en puissance" progressive, ajoute le ministère.

Selon un sondage Ipsos Global Advisor/Forum économique mondial publié mardi, la France est en effet la championne du monde des pays réfractaires : seuls 4 Français sur 10 accepteraient de se faire vacciner contre le Covid.