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"Contrôles au faciès" par la police : l'État français sommé d'y mettre fin

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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Archives - Contrôle d'identité par la police à Marseille, le 15/09/2015
Archives - Contrôle d'identité par la police à Marseille, le 15/09/2015   -   Tous droits réservés  Claude Paris/AP
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En France, c'est une première, une action de groupe a été engagée ce mercredi contre l'Etat concernant les contrôles au faciès.

Un collectif d'ONG met ainsi en demeure le gouvernement de mettre fin à ces "contrôles d'identité discriminatoires" par la police.

Si dans 4 mois, rien n'a changé, alors la justice sera saisie avec une procédure visant le Premier ministre et les ministres de l'Intérieur et de la Justice.

Le point de départ de cette action de groupe, c'est le constat que les personnes issues de l'immigration sont davantage contrôlées par la police.

C'est humiliant d'être non seulement contrôlé parce qu'on est noir ou arabe, et surtout de l'être de manière récurrente : une fois, deux fois par jour, cinq fois par semaine...
Me Antoine Lyon-Caen
Avocat du collectif d'ONG

Le sujet a été mis sur le devant de la scène il y a deux mois lorsqu'un producteur de musique Michel Zecler a été passé à tabac à Paris.

Cette affaire a soulevé un débat sur les violences commises par la police et sur le racisme dans les forces de l'ordre.

Ce qui a le don d'agacer les syndicats de policiers, qui concèdent des dérapages mais exceptionnels et très minoritaires.

Lorsqu'on dit : "Il y a des contrôles au faciès", tout de suite, on va mettre les millions de contrôles d'identité dans le cas des "contrôles au faciès discriminatoires". Mais non, la police n'est pas discriminatoire. Non, elle ne procède pas à des contrôles au faciès.
Stanislas Gaudon
Délégué du syndicat "Alliance Police nationale"

Cette action de groupe coïncide avec le lancement d'une concertation nationale sur la police et la gendarmerie. Ce "Beauvau de la sécurité" doit débuter lundi prochain et durer 4 mois.

L'objectif est de tenter de rétablir davantage de confiance entre la population et les forces de l'ordre.