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Emmanuel Macron : "Si le Sahel tombe aux mains du terrorisme, l'Europe en vivra les conséquences"

Par Julien Pavy avec AFP
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Emmanuel Macron
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Renforcer la lutte contre les groupes djihadistes au Sahel. C'est l'objectif des dirigeants malien, burkinabé, nigérien, mauritanien et tchadien qui se sont réunis pendant deux jours en sommet à N’Djamena.

Un retrait français dans l'immédiat serait une "erreur"

Présent également depuis Paris, par visioconférence, le président français Emmanuel Macron a écarté le retrait dans l'immédiat des soldats français de l'opération Barkhane :

"Je considère que précipiter un retrait français, en tous cas une volonté de retirer massivement des hommes, qui est un des schémas que j'ai étudié, serait une erreur (...) Nous sommes là-bas parce que nous avons un destin lié avec le Sahel. Si le Sahel tombe aux mains du terrorisme, progressivement l'Afrique tombera aux mains du terrorisme islamiste et l'Europe vivra les conséquences de ce drame."

Nous sommes là-bas parce que nous avons un destin lié avec le Sahel.
Emmanuel Macron
président français

Les soldats européens en renfort

Emmanuel Macron promet une action renforcée pour "décapiter" les organisations djihadistes au Sahel. Il mise en particulier sur la Force européenne Takuba qui rassemble aujourd'hui quelques centaines d'hommes - Français, Estoniens, Tchèques ou Suédois. D'autres pays devraient suivre, notamment l'Italie qui a promis 200 soldats, ou encore la Grèce, la Hongrie et la Serbie.

L'objectif de Paris : arriver à un contingent de 2 000 soldats européens, dont un quart de Français, avec pour mission d'aider les militaires maliens à reconquérir des zones occupées par les djihadistes.

La France au Sahel depuis huit ans

Engagée depuis huit ans au Sahel, la France a payé un lourd tribut : 50 de ses soldats y ont perdu la vie suscitant des interrogations sur la pertinence d'une opération militaire qui peine à porter ses fruits, malgré quelques succès militaires, dont l'élimination d'un cadre historique d'Al Qaida.

A l'avenir, Paris pourrait alléger son contingent, composé aujourd'hui de 5 100 soldats, et revoir sa stratégie en l'axant davantage sur l'accompagnement des forces locales et le contre-terrorisme.