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Coronavirus : une étude menée en Autriche révèle une immunité durable contre le Covid-19

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Par Stephane Hamalian  & Euronews
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Image d'illustration du 8 février 2021. Une femme portant un masque se fait coiffer à Vienne, Autriche
Image d'illustration du 8 février 2021. Une femme portant un masque se fait coiffer à Vienne, Autriche   -   Tous droits réservés  Ronald Zak/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Combien de temps sommes-nous immunisés contre le Covid-19 ? La question est loin d'être tranchée, mais des scientifiques autrichiens ont fait un pas en avant sur ce sujet, grâce à une étude menée à Ischgl, cette station de ski fortement touchée par le virus en 2020.

Selon les travaux de ces chercheurs de l'université d'Innsbruck, les personnes infectées en février 2020 avaient encore très largement des anticorps en novembre. "Nous avons utilisé plusieurs procédures de test d'anticorps différentes dans le but d'obtenir des résultats valables" explique Wegene Borena, responsable de l'étude sur l'immunisation.

"Chez les personnes qui ont participé à la première étude et qui ont continué d'être suivies, 90% continuent d'avoir des anticorps. Et chez celles qui ont été examinées pour l'immunité cellulaire, nous avons trouvé des indications de 70 % d'activités cellulaires".

Selon cette étude, l'immunité collective pourrait même se manifester plus tôt que prévu. La deuxième vague, en novembre, a été beaucoup plus faible que dans des villes comparables de la région, ce qui laisse penser que la circulation du Covid-19 a été largement freinée grâce à la réponse immunitaire des habitants.

"Avec un peu de distanciation sociale, des mesures qui ne nuisent pas aux individus, et un taux de vaccination de 40 à 50 %, un semblant de vie quotidienne normale pourrait être à nouveau possible si le cas d'Ischgl pouvait être appliqué à plus grande échelle" indique Dorothee von Laer, directrice de l'Institut de virologie de l'université d'Innsbruck.

Selon l'université, cette étude est l'une des plus importantes du genre. Elle a permis d'analyser des données sur une longue période et d'avoir donc un aperçu de la durée de vie des anticorps, absolument nécessaires pour sortir de cette pandémie.